SI JOLI VILLAGE (UN) (1979)

FILM DE : Etienne Périer
PAYS : FRANCE
GENRE : Drame, Policier
AVEC : Victor Lanoux, Jean Carmet, Valérie Mairesse, Michel Robin, Jacques Richard, Alain Doutey, Francis Lemaire, Gérard Jugnot, Bernard-Pierre Donnadieu…
SCÉNARIO : André G. Brunelin, Etienne Périer
MUSIQUE : Paul Misraki

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SYNOPSIS

Fin des années 1970 dans un petit village de la région d’Angoulême, un soir, Stéphane Bertin est assis dans sa cuisine. Il s’aperçoit qu’une blessure à sa tête saigne. Il nettoie sa blessure puis saisit un chandelier dont une branche contient du sang et le nettoie aussi. Il monte dans une chambre saisit un sac de voyage et y fourre des affaires de femmes. Il se rend dans son entreprise et met le sac de voyage dans un four… Le lendemain matin alors que la femme de ménage vient servir le petit déjeuner à madame Bertin et tandis que son mari vaque à ses affaires, la disparition de sa femme devient une évidence. Stéphane Bertin téléphone à sa belle sœur…

CRITIQUE

Les films policiers des années Pompidou-Giscard qui mêlent la politique et le social sont une réelle passion pour le cinéphile que je suis.
« Un si joli village » est un exemple de ces films qui disaient beaucoup de ces années-là sur la sociologie d’un pays à la veille d’une grande mutation au profit des grands bassins urbanisés.
Ils disaient aussi beaucoup sur le système politique souvent basé sur le clientélisme, sur la corruption plus ou moins prononcée, et sur une police ou une justice aux ordres.
Le scénario est assez fort. Et les deux personnages principaux très bien dessinés.

Si la politique a toujours tendance à user du trafic d’influence, police et justice sont de nos jours bien plus indépendantes et permettent encore quelques procès retentissants.

Victor Lanoux (1936-2017) était l’acteur idéal pour ces films sociaux-politique qui faisaient les grands jours du cinéma français. Il n’avait pas son pareil pour jouer les potentats locaux. Il savait jouer de son physique qui lui donnait une apparence débonnaire en donnant à ses personnages une psychologie retorse.

Il est confronté à Jean Carmet (1920-1994) qui interprète un juge d’instruction obstiné, mais qui comme il est dit dans le film « a vu passer les trains de l’avancement et des promotions » payant ainsi le prix d’une indépendance revendiquée mais pas forcément effective. Bien entendu Jean Carmet est excellent et par son interprétation aussi forte que celle de Victor Lanoux rend le film percutant. Les tête-à-têtes des deux acteurs sont formidables.

Ce film est sûrement le meilleur de la filmographie d’Etienne Périer qui signe son dernier film français pour le cinéma. Il s’orientera vers une carrière de réalisateur de téléfilms.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La première confrontation entre le juge d’instruction et son témoin-suspect le chef d’entreprise de la tannerie. Le jeu du chat et de la souris commence.. et promet d’être délectable.

NOTE : 15/20

L’ANECDOTE

Etienne Périer s’est fait une spécialité du film policier pendant les années 1970 : « Un meurtre est un meurtre » (1972) « …la main à couper » (1974) et donc « Un si joli village« .

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