TENDRE VOYOU (1966)

rueducine.com-tendre-voyou-1966FILM DE : Jean Becker
PAYS : FRANCE
GENRE : Comédie
AVEC : Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Mylène Demongeot, Nadja Tiller, Maria Pacôme, Stefania Sandrelli, Geneviève Page, Robert Morley, Marcel Dalio, Micheline Dax, Ellen Bahl…
SCÉNARIO : Jean Becker, Albert Simonin, Daniel Boulanger
MUSIQUE :  Michel Legrand

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SYNOPSIS : Paris années 1960, Antoine Maréchal un jeune homme mythomane vit aux crochets des femmes, il est employé comme vendeur de voitures de luxe dans un garage, mais il utilise les voitures pour draguer les femmes. Après avoir accidenté une belle américaine, il se fait virer de son travail. N’ayant plus de sous en poche, il décide de se faire entretenir par des femmes certes mais des femmes riches. Il incite son ami Bob à jouer son maigre pécule sur un cheval mal côté mais dont il est persuadé qu’il gagnera la course. Il entraîne aussi une belle blonde Muriel qui joue par oisiveté: elle est entretenue par un riche banquier. Bien entendu le cheval arrive bon dernier…

CRITIQUE : Jean-Paul Belmondo incarne pour la première fois ce rôle de mythomane, escroc, dragueur et gigolo qu’il retrouvera de façon plus ou moins développée dans d’autres films comme « Le magnifique » (1973), « L’incorrigible » (1975) tous deux de Philippe de Broca, « Le guignolo » (1980) de Georges Lautner et dans une moindre mesure « Docteur Popaul » (1972) de Claude Chabrol et « L’animal »  (1977) de Claude Zidi.
Si le film tient bon la route les trois premiers quart d’heure (jusqu’à l’embarquement sur le yacht), c malgré quelques soubresauts comiques réussis les trois derniers quarts d’heure s’échouent sur l’île de Tahiti où il ne se passe plus grand chose.
La mise en scène de Jean Becker classique avec une propension à filmer les visages de près. Mais Jean Becker ne tient pas le rythme endiablé qu’il a donné au film à son début.
Comme pour « Echappement libre » (1964) , Jean Becker  a le goût pour les nombreux changements de décors naturels. Paris, Megève, Cannes, un yacht en pleine mer, Tahiti.
Jean-Paul Belmondo est définitivement Bébel. Il insuffle à son rôle un rythme infernal et un sens du tempo inné pour les cascades et les chutes. C’est lui qui dans la deuxième moitié du film maintient le spectateur dans l’histoire grâce à son jeu ébouriffant, et son cabotinage bon enfant.
La musique de Michel Legrand emballe allegro le film dès le générique nous savons que c’est une comédie.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Viré de son boulot, un garage, il est pris en stop par un client du garage, Antoine Maréchal par des sous entendus  fait croire à son samaritain que sa voiture acheté chez son ex employeur a des problèmes mécaniques et que ce n’est pas la première fois que le garagiste vend des voitures en mauvais état.

NOTE : 13/20

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L’ANECDOTE : Dernier film de Jean Becker avec Jean-Paul Belmondo. Jean Becker ne va plus tourner jusqu’en 1983 pour « L’été meurtrier« . Et le réalisateur va s’orienter vers des scénariis dans des films qui n’intéressent plus Bébel lancé dans une course au box office.

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