THE ET SYMPATHIE (1956)

rueducine.com-the-et-sympathie-1956FILM DE : Vincente Minnelli
TITRE ORIGINAL : Tea and sympathy
PAYS : USA
GENRE : Mélodrame
AVEC : Deborah Kerr, John Kerr, Leif Erickson, Edward Andrews, Tom Laughlin, Dean Jones, Darryl Hickman…
SCENARIO : Robert Anderson
MUSIQUE : Adolph Deutsch

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SYNOPSIS : Etats-Unis dans un collège de Californie, Tom Robinson Lee est un étudiant. Son père lui a loué une chambre qu’il partage avec Al chez les Reynolds. Le mari est professeur de sport, la femme, Laura est dame patronnesse : elle est chargée de surveiller les sorties nocturnes de ses jeunes locataires ainsi que de leur offrir thé et sympathie. Mais Tom Lee n’est pas un garçon qui fasse étalage de sa virilité. il recherche plutôt la compagnie des femmes et avant tout de celle de Laura Reynolds. Un jour il la rejoint, elle et ses amies, sur la plage. Là il est surpris en train de faire de la couture avec elles par ses camarades qui aussitôt le surnomment « La demoiselle »…

CRITIQUE : Une fois de plus Vincente Minnelli fait montre de beaucoup de sensibilité dans cette adaptation d’une pièce de théâtre écrite par le propre scénariste du film Robert Anderson. Le film fait deux admirables portraits.
Le premier d’un garçon dont son père et l’entourage masculin du collège veulent absolument en faire un homme, ou du moins l’idée virile et machiste qu’ils s’en font.
Le second d’une femme remariée mais dont le couple périclite, et qui trouve avec ce jeune homme une sensibilité qui ne lui est point insensible, ainsi qu’un être brimé par une société masculine qui fait d’énormes pressions allant jusqu’au brimades physiques.
Deborah Kerr est vraiment sublime dans ce rôle de femme de plus en plus éloignée de son mari au comportement peu raffiné et attentionné.
John Kerr qui n’a aucun lien de parenté avec Deborah Kerr tourne son grand rôle de cinéma avec ce film. Tous deux avaient joué la pièce qui eut un grand succès à Broadway.
Certes le film n’évite pas certains écueils mélodramatiques et le soin porté à l’image n’atteint pas encore la qualité de « Comme un torrent » (1958) et « Les quatre cavaliers de l’apocalypse » (1962). Par exemple l’arrière fond des décors n’est pas si soignée et se remarque un peu trop.
De même la musique d’Adolph Deutsch appuie un peu trop le côté mélo avec grandes violonnades et solii de violons en veux-tu, en voilà.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Tom pour prouver sa virilité sur le campus a rendez-vous avec une barmaid un peu putain et très bavarde, Laura Reynolds l’a appris et tente de le retenir chez elle. Belle longue scène de non-dits et d’attirance refrénée.

NOTE : 15/20

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L’ANECDOTE : John Kerr (1931-2013) a commencé à Broadway et en tournant dans des séries TV. Puis entre 1954 et 1957  est plutôt demandé par les studios pour le cinéma. A partir de 1958 il ne tournera exclusivement plus que pour la télévision. Il a en outre fait des études de droit et exercé en tant qu’avocat.

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