TIRE ENCORE SI TU PEUX (1967)

rueducine.com-tire-encore-si-tu-peux-1967FILM DE : Giulio Questi
TITRE ORIGINAL : Se sei vivo spara!
PAYS : ITALIE, ESPAGNE
GENRE : Western, Western italien
AVEC : Tomàs Miliàn, Ray Lovelock, Piero Lulli, Milo Quesada, Roberto Camardiel, Marilù Tolo, Miguel Serrano, Angel Silva, Sancho Gracia…
SCÉNARIO : María del Carmen Martínez Román, Franco Arcalli, Giulio Questi, Benedetto Benedetti
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MUSIQUE : Ivan Vandor

SYNOPSIS : Après voir dérobé une cargaison d’or à une troupe de soldat, une partie de la bande avec à sa tête Oaks se retourne contre leur complices mexicains et les exécute. Ceux-ci se rendent dans une ville, où ils dépensent une partie de leur butin. Les villageois remontés par un homme avide les massacrent. Un des Mexicains assassinés, Django, a survécu. il est soigné par deux indiens et a bien l’intention de se venger. Mais il arrive trop tard, il peut juste truffer de balles en or son ancien complice Oaks. Mais l’or intéresse aussi un chef de bande nommé Sorro…

CRITIQUE : Giulio Questi s’engouffre avec ce western dans la violence extrême. Nous sommes 4 ans après « Duello nel Texas » de Ricardo Blasco, et 3 après « Pour une poignée de dollars » le premier western de Sergio Leone qui imposa le genre et les codes.
Et déjà le genre est tiré à hue et à dia. Il ne lui reste plus que 6 années de survie. Pour certains ce western de Giulio Questi est un bon western. Ce n’est pas mon avis. Cette outrance dans la violence agrémentée de fantaisies comme une bande de chemises noires à forte tendance homosexuelle, me navre profondément.
Giulio Questi indique que dans ce film il a voulu retranscrire les atrocités de la seconde guerre mondiale. Certes mais alors autant faire un film de guerre. La violence de la seconde guerre mondiale avec ses idéologies fascistes et nazies, n’a rien à voir avec le western.
Giulio Questi se fourvoie et nous inflige un assez mauvais spectacle. la musique de Ivan Vandor s’inspire allègrement de celle des ténors du genre au premier chef Ennio Morricone, Bruno Nicolai, Angelo Francesco Lavagnino et Luis Enriquez Bacalov. Mais sa ritournelle finit par tourner un peu en rond car un seul thème est développé au long du métrage.
Que dire aussi d’avoir nommé son héros mexicain « Django » lorsqu’on sait que c’est le titre d’un film de Sergio Corbucci qui l’année précédente eût un succès retentissant… c’est limite la honte!

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Django a truffé de balles en or son ancien complice Oaks sans le tuer. Quand un chirurgien improvisé lui retire une première balle et s’aperçoit qu’elle est en or, les hommes qui assistent le chirurgien plongent leur doigts dans les blessures pour en retirer les balles.

NOTE : 08/20

L’ANECDOTE : Giulio Questi n’affiche pas une  filmographie conséquente en terme de qualité et de quantité : 3 longs métrages et deux films à sketchs. entre 1972 et 1982 une improductivité totale. Puis une reconversion vers la télévision qui cesse en 1992.

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