TRAQUENARD (1958)

rueducine.com-traquenard-1958FILM DE : Nicholas Ray
TITRE ORIGINAL : Party girl
PAYS : USA
GENRE : Film noir, Thriller, Policier
AVEC : Robert Taylor, Cyd Charisse, Lee J. Cobb, John Ireland, Ken Smith, Corey Allen…
SCÉNARIO : Leo Katcher, George Wells
MUSIQUE : Jeff Alexander

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SYNOPSIS : Chicago dans les années 1930, Vicki Gaye une danseuse de revue est invitée pour passer une soirée à 100 dollars chez le mafieux Rico Angelo. Rico Angelo veut s’entourer de ses amis et de quelques filles le jour du mariage de Jean Harlow dont il est fou amoureux. Vicki Gaye qui a été violée par son père a des rapports compliqués avec les hommes. Elle rencontre lors de cette soirée l’avocat de Rico Angelo, Tommy Farrell qui va devoir sauver la tête du bras droit du mafieux Louis Canetto accusé de meurtre. Afin de fuir Canetto, Vicki demande à Tommy de la ramener chez elle…rueducine.com-Traquenard-photo

CRITIQUE : Si la photographie est flamboyante avec des rouges, marrons et or, le récit reste lui assez plan-plan. Ce qui relève un contraste, une dichotomie entre le fond et la forme.
Cyd Charisse a bien du charme, et on se demande bien ce que son personnage trouve à celui interprété par Robert Taylor. Cet avocat véreux, boiteux, étriqué. Robert Taylor qui au passage ne livre pas sa meilleure prestation, loin de là!
Lee J. Cobb est plutôt convaincant dans son rôle de ponte de la mafia, même s’il a tendance à en rajouter dans son jeu. C’est en fait John Ireland et Corey Allen qui sont les plus performants.rueducine.com-Traquenard-photo (4)
Le scénario a quelques problèmes, notamment une dispersion avec la sous-histoire d’opération de la hanche à Stockholm et la convalescence sur la French Riviera, énorme tunnel qui peut faire décrocher le spectateur qui ne sait plus ce que veut lui narrer le film.
Cependant le film contient des scènes plutôt réussies comme la façon dont Rico Angelo frappe un de ses collaborateurs avec un instrument contondant que reprendra Brian de Palma dans son film « Les incorruptibles » (1987) et la succession de règlements de comptes dont Francis Ford Coppola reprendra la technique dans son film « Le parrain » (1972).
Autre scène heureuse, celle où Vicki prisonnière de Rico Angelo, apparaît devant Tommy le visage camouflé.
L’ensemble reste malgré tout bien laborieux, et la fin du film (et du mafieux) trop grandiloquente.rueducine.com-Traquenard-photo (2)

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Tommy Farrell commence sa plaidoirie au tribunal de Chicago. Il pose une montre à gousset sur la rambarde proche du jury et annonce qu’il va récapituler les faits. Énorme ellipse qui amène à la fin du jugement ou le prévenu ressort libre!rueducine.com-Traquenard-photo (3)

NOTE : 11/20

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L’ANECDOTE : Lors de sa sortie en salles, le film a été un échec. Il est de nos jours considéré par certains comme un classique du réalisateur.rueducine.com-traquenard-poster

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