TROIS POUR UN MASSACRE (1969)

rueducine.com-tepepaFILM DE : Giulio Petroni
TITRE ORIGINAL : Tepepa
PAYS : ITALIE
GENRE :  Western, Western italien
AVEC : Tomàs Miliàn, Orson Welles, John Steiner, Luciano Casamonica, José Torres, Angel Ortiz, Annamaria Lanciprima, George Wang…
SCENARIO : Ivan Della Mea, Franco Solinas
MUSIQUE : Ennio Morricone
CHANSON GÉNÉRIQUE : Maria Cristina Brancucci « Christy »

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SYNOPSIS : Mexique année 1912, Un anglais arrive en véhicule automobile dans une ville de garnison où est détenu Tepepa, péon révolutionnaire. Le britannique mange dans la même cantina que le geôlier de Tepepa un dénommé Cascorro homme brutal qui n’hésite pas à abattre un enfant. Sous prétexte de criminologie faciale, le britannique qui est médecin sollicite à Cascorro une visite au prisonnier Tepepa qui n’a plus que quelques heures à vivre avant d’être fusillé. Plus tard alors que le peloton d’exécution est en place ainsi que Tepepa, surgit la voiture de l’anglais qui enlève le prisonnier, la poursuite des hommes de Cascorro sera veine…

CRITIQUE : La révolution mexicaine et ses multiples soubresauts a été un sujet favori du western italien permettant d’introduire de la politique dans ce genre de production. Ici il s’agit de la trahison de la révolution lorsque un de ses représentants atteint le pouvoir. Le film prend pour fond historique l’accession au pouvoir de Francisco Ignacio Madero qui est devenu président du Mexique durant 18 mois entre novembre 1911 et février 1913. Alors qu’il avait fait la révolution au côté de Emiliano Zapata et qu’il le nomma général, ce dernier estima que Madero avait trahi la révolution et le combattit.
Tepepa est dans la ligne de Zapata au début du film c’est un maderiste convaincu, mais son personnage évolue avec les circonstances qui le mènent à penser que Madero est un traître à la révolution et qu’il faut continuer à se battre. Sur cette trame Giulio Petroni et ses deux scénaristes Ivan della Mea et Franco Solinas qui emmène son savoir faire sur le sujet ayant écrit ou co-écrit « El Chuncho – Quien sabe? » de Damiano Damiani, et « Colorado » de Sergio Sollima.
Le cubain Tomàs Miliàn est tout à son aise dans ce rôle de Tepepa, mais l’attraction du film est Orson Welles cigare au bec qui joue le méchant Cascorro un brin nonchalant. Quant à John Steiner il fait un peu figure d’ Objet Filmique Non Identifié, parfois bon, parfois transparent. Le gamin Luciano Casamonica est quant à lui très bon.
Le film manque de souffle épique et fait parfois traîner un peu des scènes de remplissage comme par exemple le défilé complet de la colonne de Cascorro qui traque Tepepa. Mais cela se laisse voir avec un certain plaisir d’autant que la fin est intéressante.
Ennio Morricone signe la musique quoi que bonne n’atteint pas non plus les sommets atteints par « Le mercenaire » de Sergio Corbucci, ou « Colorado » de Sergio Sollima. Cependant la chanson de générique de fin chantée par Cristy est magnifique.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : La fin de John Steiner surprenante.

NOTE : 14/20

L’ANECDOTE : Franco Solinas emmène son savoir faire sur le sujet ayant écrit ou co-écrit avant celui-ci les westerns italiens dits « spaghettis » sur fond de révolution mexicaine suivants: « El Chuncho – Quien sabe? » de Damiano Damiani, « Colorado » de Sergio Sollima et « Le mercenaire » de Sergio Corbucci.

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