rueducine.com-Ugo-PirroNé Ugo Pirro Mattone, journaliste, romancier et scénariste, il a commencé au cinéma en 1951 avec « Achtung! banditi! » de Carlo Lizzani (1922-2013). Ugo Pirro lui a écrit 8 de ses scénarios. le dernier étant Remake, « Rome ville ouverte » (« Celluloïde« ) (1996).
Bien que ce soit la collaboration la plus longue et la plus fructueuse, malgré deux bons films « Le procès de vérone » (« Il processo di Verona« ) (1963) et « Santa Babile ore 20 : Un delitto inutile » (1976) ce n’est cependant pas la plus marquante. Celle qui lui permettra d’atteindre les sommets de la cinématographie transalpine et une reconnaissance internationale.
Ce sont ses collaborations avec l’esthète Mauro Bolognini « Metello » (1970), « Chronique d’un homicide » « Imputazione di omicidio per uno studente » (1972) et « L’héritage » « L’eredità Ferramonti » (1976), mais surtout avec le très baroque Elio Petri « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » (« Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto« ) (1970).

Ils se sont connus en tant que co-scénaristes sur les films de Giuseppe de Santis.
C’est à partir du cinquième film de Petri que les deux hommes se retrouvent sur le scénario de « A chacun son dû » (« A ciascuno il suo« ) (1967) interprété par Gian Maria Volonté et Irene Papas. Beau film sur les coutumes siciliennes et le pouvoir néfaste de la mafia. Puis les deux hommes écrivent un film psychologique sur les errances mentales d’un peintre « Un coin tranquille à la campagne » « Un tranquillo posto di campagna » (1968) avec Franco Nero e Vanessa Redgrave. Puis en 1970 c’est la grande oeuvre « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » (« Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto« ), suivie l’année suivante par « La classe ouvrière va au paradis » (« La classe operaia va in paradiso« ) (1971). Ces deux films reçoivent plusieurs prix en Italie et dans le monde. Une ultime collaboration qui annoncera le déclin de Elio Petri dans les coeurs italiens « La propriété c’est plus le vol » (« La proprietà non é più un furto« ) (1973) film qui ne rencontre pas le public, ni la critique où Ugo Pirro et Elio Petri (ultime blessure) sont même dénoncés par la gauche.
Ugo Pirro a travaillé pour d’autres réalisateurs italiens et non des moindres :
Valerio Zurlini « Des filles pour l’armée » (« Le soldatesse« ) (1965)
Damiano Damiani  « La mafia fait la loi » (« Il giorno della civetta« ) (1968)
Vittorio de Sica « Il giardino dei Finzi- Contini » (1970)
Pasquale Squitieri « Lucia et les gouapes »  (« I guappi« ) (1973)  « L’affaire Mori » (« Il prefetto di ferro« ) (1977)
Gillo Pontecorvo « Opération Ogre » (« Ogro« ) (1979).