COMTESSE DE HONG KONG (LA)
- John Paul, Margaret Rutherford, Marlon Brando, Michael Medwin, Patrick Cargill, Sophia Loren, Sydney Chaplin, Tippi Hedren
- Charles Chaplin
- Comédie, Comédie romantique
- 1967
- A countess from Hong Kong
- Grande Bretagne
- Charles Chaplin
- Charles Chaplin
Synopsis
Début des années 1960, un diplomate américain Ogden Mears rentre en paquebot à Washington. Ogden est entouré de son ami Harvey et de son secrétaire Hudson. Après une escale à Hong Kong, Ogden Mears découvre Natascha dans sa cabine, une femme qu’on lui avait présenté quelques heures plus tôt comme étant une comtesse russe. Elle est passagère clandestine sans papiers d’identité et a l’intention de débarquer aux Etats-Unis. Ogden qui vient d’être nommé ambassadeur en Arabie Saoudite et qui est en instance de divorce, ne peut tolérer la présence de cette femme dans sa cabine trop dangereuse pour sa réputation. Il décide de l’héberger pour une nuitée…
CRITIQUE
Dernier film de Charles Chaplin.
Il contient à la fois du charme et de la déception.
Du charme, car le tête à tête Sophia Loren/Marlon Brando mérite le détour. De la déception parce que Charles Chaplin et son scénario ne font pas grand chose de ce couple de cinéma.
Le screwball est passé par là avec ses dialogues vifs et percutants, et « La comtesse de Hong Kong« , 20 ans plus tard, par le traitement des situations et des dialogues est dépassé.
Oui les portes claquent, oui des personnages viennent sans cesse interrompre les dialogues du couple, Oui il y a beaucoup de mouvements devant l’écran, mais tout cela est daté.
Et le premier film en couleurs de Charles Chaplin manque de modernité.
De nos jours les yeux avertis des spectateurs voient immédiatement que le film est tourné en studio. Il manque de plans larges du bateau sur les mers.
A voir quand même pour le couple Loren/Brando et pour la très belle prestation de Sydney Chaplin.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Lors d’une mer tempétueuse, le mal de mer prend tout le monde. Y compris le personnel de bord. La comédie burlesque fonctionne à plein régime.
L’ANECDOTE
Marlon Brando n’a pas apprécié d’avoir travaillé pour Charles Chaplin. Traitant le metteur en scène d’avare (Brando parle du producteur) qui comptait le temps de tournage, de tyran égocentrique et de sadique (ici il s’agit du réalisateur) notamment vis-à-vis de son fils Sydney Chaplin.


