LOI ET L’ORDRE (LA)
- Al Pacino, Brian Dennehy, Carla Cugino, John Leguizamo, Robert De Niro
- Jon Avnet
- Buddy movie, Policier
- 2008
- Righteous kill
- USA
- Russell Gewirtz
- Ed Shearmur
Synopsis
New York années 2000 le policier Tom « Turk » Cowan fait des aveux devant une caméra.
Avec David « Rooster » Fisk ils sont amenés sur la scène de crime d’un proxénète surnommé « Rambo ». Il s’agit de la dixième victime d’un tueur en série appelé par la police (à défaut de son nom) le garçon poète. « Turk » et « Cowan » sont proches de la retraite et se connaissent par coeur. Non seulement ils sont partenaires mais aussi amis. L’inspecteur « Turk » vit avec une policière de la scientifique, Karen Corelli une relation plus sexuelle qu’amoureuse. Deux autre jeunes inspecteurs épaulent les vieux inspecteurs dont les supérieurs demandent des résultats sur ce tueur en série…
CRITIQUE
Inutile de s’appesantir sur ce film. Le film ne tient pas ses promesses sur un film entier consacré à deux acteurs qui ont marqué le cinéma de la fin des années 1970 aux années 2000.
Le film est un vaste flashback; mais dont l’intérêt reste très limité.
Très vite le spectateur averti comprend que « Turk » est la mauvaise piste.
Certes les acteurs partagent nombre de scènes ensemble. Mais celles-ci sont vides de toute substance. Ils pensent tous deux la même chose, ils vont dans le même sens. Même le buddy movie est un ratage.

(spoiler alerte) La confrontation finale n’explique pas vraiment les motivations de Rooster. On ne comprend pas comment à la fin d’une si longue carrière irréprochable, il finit vigilante et bafoue toutes ses années de bons et loyaux services tout en mettant fin à une amitié prépondérante dans sa vie.
Al Pacino et Robert De Niro manquent de grains à moudre pour leurs scènes, et le film glisse sur le spectateur comme une pluie sur un imperméable.
Jon Avnet ne fait rien pour arranger les choses. Il rajoute des split screens là où ce n’est pas nécessaire. Juste pour avoir encore plus ses deux acteurs dans la même image.
Le film qui se passe à New York invite très peu le spectateur à profiter de la ville pourtant particulièrement cinégénique.
La production du film précipitée par l’arrivée tardive de Pacino sur le film, un scénario faiblard, et une trentaine de jours de tournage ne facilitent sûrement pas les choses.
Et la musique d’Ed Shearmur ne relève pas non plus la sauce. Quand c’est raté… c’est raté!
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
La fin du film. Al Pacino sait mourir à l’écran. Il nous l’avait déjà montré avec un réalisateur beaucoup plus affûté dans « L’impasse » (« Carlito’s way« ) (1993) de Brian de Palma.
L’ANECDOTE
Le film parvient à être bénéficiaire avec son exploitation en salles, cependant loin des entrées espérées.


