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Synopsis

Dans le sud de l’Italie sous domination espagnole, le meunier Luca marié à Carmela, échappe aux diverses taxes qui accablent les commerçants de la région napolitaine. Comment? Lucas invite régulièrement les notables dont le gouverneur. Ce dernier émoustillé par la beauté de Carmela, et dans le but de ne pas lui déplaire, en le soumettant aux diverses taxes, cherche à profiter des appâts de la belle qui minaude…

CRITIQUE

Mario Camerini (1895-1981) reprend son film de 1935 « Le tricorne » (« Il cappello a tre punte). Adaptation d’un roman éponyme de Pedro de Alarcón. En 1959 une édition traduite par Michel Déon et illustrée par Salvador Dalí est parue en France.
Le film « Le tricorne » n’a pas été vu par rueducine.com. Selon le site de critiques cinématographiques il davinotti.com ce remake de 1955 n’était pas nécessaire.

Effectivement « Par-dessus les moulins » ne décolle jamais vraiment. La comédie est poussive en dépit de la jeunesse de Marcello Mastroianni et Sophia Loren et le métier de Vittorio de Sica, acteur.

Les acteurs font au mieux Vittorio de Sica et Paolo Stoppa forment un duo de « méchants comiques » que l’on retient. Plus que le couple Sophia Loren/Marcello Mastroianni qui auront encore huit films pour démontrer qu’ils formeront un des plus grands couples de cinéma.
Mario Camerini aurait dû attendre 15 ans supplémentaires pour faire cette nouvelle adaptation et profiter de la vague d’érotisme de la fin des années 1960, début des années 1970.
L’érotisme proposé dans le film de 1955 se contente des décolletés de Sophia Loren. C’est bien trop sage pour le sujet du film: La séduction contre l’affranchissement aux taxes.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le retour du gouverneur en tenue de nuit accueilli par sa femme qui lui fait une leçon sur la façon de gouverner et d’être un mari attentif à sa femme. Yvonne Sanson remarquable.

L’ANECDOTE 

Mario Camerini a débuté sa carrière en 1913 alors que le cinéma était muet.
Il a tourné sous le régime fasciste allant jusqu’à tourner un film de propagande « Il grande appello » sur les guerres de conquêtes italiennes en Abyssinie. Le film éxalte les valeurs du fascisme:  guerre, famille, patrie.
Puis il fut un des plus grands représentants du cinéma des « Telefoni bianchi » appelés aussi « Art déco » qui va du début des années 1930 à 1943. Cependant Mario Camerini contourne le cahier des charges fascistes de ces films et interpelle le spectateur sur des sujets comme la place du travail comme ascenseur social.

NOTE : 11/20

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