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SYNOPSIS

Octobre 1867, Garibaldi et ses troupes approchent de Rome qui fait partie des Etats Pontificaux. L’Italie est morcelée en plusieurs Etats (Duché de Modène, Grand Duché de Toscane, Royaume des deux Siciles, etc…). Dans Rome quelques garibaldiens se soulèvent et font exploser des bombes pour déstabiliser l’armée pontificale composée pour beaucoup des zouaves français donnés au pape par Napoléon III. Parmi ces jeunes révoltés Giuseppe Monti, Gaetano Tognetti et Cesare Costa. Tous trois sont arrêtés et risquent la guillotine. La comtesse Flaminia se rend chez un prêtre, juge à la Cour Sacrée, Monseigneur Colombo da Priverno pour qu’il épargne son fils Cesare. Pour le convaincre elle lui annonce que Cesare est son fils…

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CRITIQUE

Film inspiré d’un livre écrit deux ans après les faits : « Les secrets du procès Monti et Tognetti » de Gaetano Sanvittore.

Dommage que la production de ce film soit particulièrement fauchée. C’est pitié que de voir un tel dénuement pour un film historique en costumes.
La reconstitution est pitoyable.
L’insurrection garibaldienne n’est pas très vaillante : trois hommes en tout et pour tout. Les rues de Rome sont désertes, proprettes et l’atmosphère y est feutrée. C’est difficile de croire que la guerre sévit.

Le propos historique pour un non italien est sûrement brumeux, le film convient que le spectateur sait de quoi il est question et que les faits historiques autour du risorgimento est maîtrisé.

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Dans le film il s’agit des dernières exécutions ordonnées par la justice des Etats Pontificaux le 22 octobre 1867. Trois ans plus tard le Pape perdait son pouvoir temporel et ses prérogatives sur les Etats Pontificaux qui se réduisaient au Vatican.

Ce qui sauve le film c’est la performance de Nino Manfredi et sa façon d’instiller dans des scènes plutôt dramatiques des cocasseries voir du comique.
Appuyé par de bons dialogues, il permet au film de surnager au milieu d’une production indigente et d’une réalisation très académique et trop théâtrale.

Autre bonne chose l’excellente musique signée Armando Trovajoli.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La confrontation entre le général jésuite et le juge épiscopal. Chantage et menaces sont susurrées. Grand moment entre deux grands acteurs : Salvo Randone et Nino Manfredi.

L’ANECDOTE

Le film s’insère dans une trilogie sur le risorgimento qui commence par « Les conspirateurs » (« Nel anno del signore« ) (1969) et s’achève par « Au nom du peuple souverain » (« In nome del popolo sovrano« ) (1990).

NOTE : 12/20

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