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SYNOPSIS

Dans une ville du New Jersey, un homme noir après avoir lu un passage du code du samouraï « Hagakure » quitte son domicile et déambule dans les rues une mallette à la main. Il dérobe une voiture de luxe et se rend au domicile d’un mafieux italien. Il abat celui-ci. Puis se rend compte qu’une jeune femme était présente dans la pièce et l’a vu commettre son assassinat. La fille lit les nouvelles de Akutagawa Ryūnosuke « Rashômon ». Il l’épargne. Elle lui prête son livre. Rentré chez lui il envoie par pigeon voyageur un message signalant l’accomplissement de la mission. Mais Louie, le commanditaire du meurtre est convoqué dans l’arrière salle du restaurant chinois qui sert de QG à la mafia italienne. Là le chef de la mafia locale lui apprend que sa fille a été témoin du meurtre et qu’il va falloir flinguer le tueur. Problème on ne sait où il habite on connaît juste son nom Ghost Dog…

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CRITIQUE

Si le personnage du tueur à gages adepte du code des samouraï m’a laissé dans l’expectative, j’ai adoré le traitement donné par Jim Jarmusch sur la mafia italienne vieillissante, repliée sur elle-même, raciste, abrutie de dessins animés des années 1940-50.
Ce côté là est tout à fait désopilant. Tous ces vieux mafieux (moyenne d’âge 60 ans) bedonnants ne possédant même plus un restaurant italien pour s’y réunir sont à la fois pathétiques et ridicules. Voici le point fort du film.

Pour ce qui est de l’aspect samouraï dans le film. Il se résume surtout à des cartons reprenant des passages (réels ou inventés) de l’Hagakure, une séance d’entrainement au sabre sur le toit ou vit Ghost Dog, le gimmick sur la façon de dégainer et rengainer les flingues. Et quelques allusions au film de Jean-Pierre Melville « Le samouraï » (1967).

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J’ai été moins convaincu par les scènes avec la fillette sur les bancs publics d’un parc au bout duquel se trouve un marchand de glaces haïtien. La fillette et le marchand de glace parasitent le film. Même si je comprends le choix du réalisateur de vouloir montrer une Amérique des petites gens multiculturelle qui survit par solidarité.

Forest Whitaker est cependant très bon. D’une sobriété exemplaire. Aidé par la réalisation très aérienne de Jim Jarmusch, il traverse la ville la nuit comme un véritable fantôme.

La musique electro pop de RZA est elle aussi un des ingrédients essentiels au film.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La réunion mafieuse dans l’arrière salle d’un restaurant chinois, Louie qui fait appel à Ghost Dog pour son efficacité tente de défendre son tueur à gages. Mais les chefs de la mafia ne l’entendent pas de cette manière… Du Scorsese avec de l’humour en supplément.

L’ANECDOTE 

Jim Jarmusch s’est fait connaître surtout en Europe dès ses premiers films « Stranger than paradise » (1984) et « Down by law » (1986).

NOTE : 14/20

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