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SYNOPSIS

Gênes, années 1970 la mafia locale par un dénommé Joe Sciti débute une guerre contre un de ses membres Frankie Diomede parti aux Etats-Unis. Joe Sciti s’assure de la bienveillance du puissant Annunziata pour mener sa guerre. Les morts s’accumulant et le business vacillant obligent Diomede à revenir à Gênes pour le plus grand bonheur d’un petit loulou local Tony Breda qui pourra enfin annoncer à Frankie Diomede qu’il le vénère…

CRITIQUE

Regardez les noms des scénaristes et vous trouverez deux des plus grands scénaristes de western italiens (Sergio Donati « …Et pour quelques dollars de plus » (1965) « Le dernier face à face » (1967), « Colorado » (1966), « Il était une fois dans l’ouest » (1968) et Luciano Vincenzoni « Le bon la brute et le truand » (1966), « El mercenario » (1968)) et un scénariste Nicola Badalucco qui a écrit pour Luchino Visconti « Les damnés » et « Mort à Venise » mais aussi de grands films policiers « Un juge en danger » (1977) et « Un uomo in ginocchio » (1979).

Le western italien étant déjà quasi mort, le filon à la mode est le poliziottesco (film policier italien). On est en droit de se dire que ses trois là réunis vont nous sortir un film de derrière les fagots que l’on ne sera pas prêt d’oublier.
Si la première moitié tient tant bien que mal la route, la seconde vire à la pantalonnade et (avec un humour bas du plafond et une course poursuite avec cascades (signées Rémy Julienne) dignes du film « Le corniaud » (1965) de Gérard Oury. Autant dire que tout le monde a démissionné du thriller y compris le spectateur qui regarde ce spectacle avec bien de la peine.

Lee Van Cleef en taciturne est plutôt pas mal, mais on lui a mis dans les pattes un Tony Lo Bianco un peu trop exubérant (j’imagine à la demande de Michele Lupo).
Edwige Fenech voit son nom en troisième position dans le générique si on la voit 5 minutes bout à bout dans le film c’est la panacée. Et pour une fois son cul (qu’elle a fort joli) n’est pas l’article le plus mis en valeur.

Jean Rochefort joue un mafieux italien avec une certaine conviction. L’acteur français n’est pas très fier de sa carrière italienne bien moindre sur le plan quantitatif mais surtout qualitatif à celle de son comparse et ami Philippe Noiret.

Le scénario et le ton désinvolte qui n’est guère convaincant ruine tout ce que peuvent entreprendre les uns ou les autres.
Michele Lupo (1932-1989) qui est, il faut le dire, un faiseur de films pour large public et qui a signé très peu de bons films comme « Un homme à respecter » (1972) mène une valse hésitation entre thriller sérieux et commedia dell’arte édulcorée de dialogues à l’humour douteux, ce qui rend le mélange assez peu digeste. Il en arrive à rater même les scènes d’action là où dans « Un homme à respecter » il y parvenait.

On peut écouter avec un certain plaisir la musique de Riz Ortolani.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La fin d’Annunziata  qui annonce la fin du film. Encore quelques dialogues de basse souche et l’on peut passer à autre chose.

L’ANECDOTE

Edwige Fenech née en 1948 en Algérie alors département français, elle s’installe en Italie dans les années 1960 et devient actrice de filons : Films populaires de genres ( giallis, comédies érotiques) sa plastique généreuse font les délices des salles obscures italiennes. Elle tourne jusqu’au début des années 1980, puis se reconvertit à la télévision italienne comme présentatrice puis productrice.

NOTE : 09/20

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