Synopsis

Liverpool 2007. Fergus Molloy un ancien des SAS de sa Majesté qui s’est reconverti dans les milices privées vient d’apprendre la mort de son ami d’enfance Frankie qui avait suivi le même parcours. Frankie est mort à Bagdad sur la route Irish qui mène du centre ville à l’aéroport et est connue depuis la fin de la seconde guerre d’Irak pour être la route la plus dangereuse du monde. Véritable champ de tirs. Lors des obsèques de Frankie que Fergus a bien du mal à accepter, il profite de la présence des supérieurs de Frankie pour les interroger sur les circonstances de la mort de son ami qui lui semble bien étrange. Quand une femme qui a connu Fergus et Frankie donne à Fergus un téléphone portable que lui a confié Frankie à condition que ce soit à Fergus et uniquement à lui qu’il parvienne…

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CRITIQUE

Ce n’est pas le film de Ken Loach que je préfère.

Même si Ken Loach dénonce non sans raison une « privatisation » de la guerre par la création de milices privées, qui n’ont pas l’expertise des armées qui elles même commettent pas mal de bévues. Ces milices par leurs méfaits, font basculer le peuple irakien vers une bienveillance envers les mouvements anti-occidentaux.

J’ai trouvé les personnages peu aimables (dans le sens : que l’on a pas envie d’aimer) même celui de Fergus personnage principal qui emploie des méthodes détestables.

D’habitude les héros de Ken Loach sont maladroits, touchants, même si parfois ils peuvent avoir des crises de violence. Mais ici c’est une violence froide, méthodique qui m’a dérangée.

De plus le scénario de Paul Laverty en forme d’enquête sur le sol britannique alors que les faits ont eu lieu en Irak m’a semblé manquer de tonus et parfois aussi d’à propos.

Les acteurs ne sont pas en cause. Ils jouent leur partition avec conviction. Il manque peut-être un côté pamphlétaire face aux graves problématiques posées par le film mais dont la réponse est un inutile carnage.
Surtout si l’on se rappelle l’origine de cette deuxième guerre d’Irak déclenchée par l’administration américaine sur la base de mensonges délibérés du gouvernement fédéral américain.

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L’ANECDOTE

Paul Laverty débute sa collaboration avec Ken Loach en 1996 avec le film « Carla’s song« . Il travaille quasi exclusivement avec le metteur en scène anglais, qui, lui, a commencé sa carrière cinématographique en 1964 avec « Poor cow » (« Pas de larmes pour Joy« ). Tous deux ont signé à ce jour 11 films ensemble et deux courts métrages.

NOTE : 11/20

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