Synopsis

Trois hommes bien différents : un pistolero américain, Whitty, un métis japonais, Lester, et un français, Etienne adepte de l’hypnotisme reçoivent un testament. Tous trois sont demi-frères et héritent d’un certain Langdon d’une mine d’or. Lorsqu’ils se rendent à Laredo sur les lieux ils s’aperçoivent que la mine est désaffectée et semble n’avoir jamais contenu d’or. De plus un certain potentat local qui se fait nommer Jules César Fuller et qui admire l’empereur romain s’est approprié les terres. Très vite entre les trois frères et Fuller la guerre est déclarée…

CRITIQUE

Que dire d’un film dont la distribution des rôles se résume à un sous Clint Eastwood  (le très obscur Thomas Hunter dans son premier rôle) auquel il manque tout le magnétisme de son modèle et qui ne sait pas conduire son cheval au galop, le bellâtre Nadir Moretti qui aura en tout et pour tout dix rôles au cinéma (et pas des premiers) celui-ci est son sixième, et l’americano-hawaïen James Shigeta qui n’a aucune notion de karaté (ce qui pour jouer un karatéka est assez gênant) mais qui a la cool attitude ça compense…

Enzo Peri qui a tourné en tout et pour tout deux films, celui-ci étant son second, enfile les scènes sans le moindre éclat. Son collier de perles est assez chiche! Bien entendu il donne dans le panneau en dotant le héros principal d’un pistolet improbable à 4 canons et qui tire aussi par la crosse. Triste à pleurer!

Le méchant Enrico Maria Salerno qui alterne le meilleur et le pire dans sa filmographie fait le minimum syndical et on le comprend! On l’affublera donc d’un œil vairon! Comme il admire César il trempera la moitié de son temps dans un bain entouré de femmes lascives, et il se fera lire les commentaires de la guerre des Gaules de Jules César. C’est un peu court.

Comme le scénario est somme toute assez mince, Enzo Peri fait cavalcader ses trois frères à travers le bled en long en large et en travers un nombre incalculable de fois sur la musique très inspirée des partitions d’Ennio Morricone signée Marcello Giombini.
Cela permet au film d’atteindre ses 85 petites minutes et d’obtenir le label long métrage.
Malgré ce manque d’originalité la musique reste le meilleur du film.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le duel final autour du bain de l’empereur aussi ratée que les scènes précédentes. Ce qui le signe d’une constance de caractère chez le réalisateur.

L’ANECDOTE

Plutôt que d’aller du côté d’Almeria, province espagnole où ont lieu habituellement la majorité des tournages d’extérieurs pour les westerns italiens, les lois de la coproduction (ici italo-algérienne) ont fait (et c’est un cas unique pour ce genre de film) qu’il s’est tourné aux portes du désert algérien à Bou Saâda.

NOTE : 04/20

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