rueducine.com-Anita EkbergNous apprenons le décès d’Anita Ekberg ce 11 janvier 2015.

L’actrice née à Malmö en 1931 est devenue miss Suède en 1950. Hollywood friande de chair fraîche et blonde lui fait signer quelques contrats pour des films mineurs dans lesquels elle joue les utilité.
On peut citer « L’allée sanglante » (« Blood alley« ) (1955) de William A. Wellman ou « Artistes et modèles » (« Artist and Models« ) (1955) de Frank Tashlin.
Dans « Guerre et paix » (« War and peace« ) (1956) de King Vidor elle obtient un rôle un peu plus consistant. Mais d’ici 1960 pas grand chose à se mettre sous la dent.

Fedrico Fellini grand amoureux des femmes plantureuses à la poitrine généreuse, remarque Anita Ekberg et la prend pour interpréter dans son chef d’oeuvre « La dolce vita » (1960) une star hollywoodienne venue pour un tournage à Cinecittà et qui passe une nuit mouvementée avec un journaliste italien.
La scène mythique de la baignade dans la fontaine de Trevi, ainsi que son costume de prêtre qui mettent en évidence sa poitrine font scandale du côté du Vatican et ses tristes affidés. Le film est un succès immense.

Ce rôle dans lequel l’actrice n’apparaît qu’une vingtaine de minutes marquera à jamais le cinéma. L’association d’idée Anita Ekberg-Fontaine de Trevi vient immédiatement à l’esprit des cinéphiles.Image de prévisualisation YouTube

Anita Ekberg poursuivra sa carrière d’actrice la plupart du temps dans des productions italiennes. Elle tourne assez peu de films intéressants.
On peut cependant détacher :
« Boccace 70 » (1962) de Federico Fellini et Luchino Visconti
« 4 du Texas » de Robert Aldrich
« Comment j’ai appris à aimer les femmes » (1966) de Luciano Salce
« 7 fois femme » (1967) de Vittorio de Sica

Les années 1970 sont désastreuses avec 4 petits films.

Les années 1980 ne sont guère mieux, malgré l’embellie de « Intervista » (1987) de Federico Fellini qui renoue avec le couple de cinéma Anita Ekberg-Marcello Mastroianni.rueducine.com-Anita Ekberg (2)

Anita Ekberg s’effacera peu à peu des écrans et des mémoires. Jusqu’à finir sa vie en Italie dans une maison de retraite dans une certaine pauvreté.