HOMME QU’ON AIMAIT TROP (L’) (2014)

FILM DE : André Téchiné
PAYS : FRANCE
GENRE : Biographie, Procès, Drame
AVEC : Catherine Deneuve, Guillaume Canet, Adèle Haenel, Jean Corso, Judith Chemla…
SCÉNARIO : Cédric Anger, Andre Téchiné, Jean-Charles Leroux
MUSIQUE : Benjamin Biolay

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SYNOPSIS

Nice, fin des années 1970, Agnès Leroux revient dans sa ville natale, où sa mère Renée tient le casino du Palais de la Méditerranée. C’est l’avocat de Renée, Maurice Agnelet qui vient la chercher. Bien que Agnelet lui ai dit que sa mère avait hâte de la revoir Agnès prend le temps de se baigner à la plage.


CRITIQUE

Le film est l’adaptation d’un livre « Une femme face à la mafia » écrit par Renée Leroux et Jean-Charles Leroux (frère d’Agnès Leroux). C’est aussi une mise à plat de l’affaire Agnès Leroux.
Affaire criminelle qui débute à la disparition d’Agnès Leroux disparue le 27 octobre 1977.
Le film s’intéresse avant tout aux relations entre Maurice Agnelet à l’époque avocat, Renée Leroux alors présidente du casino du Palais de la Méditerranée à Nice, et Agnès Leroux fille de Renée qui gère une boutique. Le tout sur fond de rivalité entre Renée Leroux et Jean-Dominique Fratoni dit « le parrain des jeux » qui est en cheville avec la mafia, pour la main-mise du casino alors en proie à des grandes difficultés financières. C’est aussi une opération immobilière prometteuse pour le maire véreux de la ville Jacques Médecin qui lorgne sur ce Palais vieillissant pour en faire un complexe touristique de luxe.


L’aspect judiciaire de l’histoire n’arrive que dans le dernier quart du film.
André Téchiné s’intéresse au portrait de Maurice Agnelet un homme bafoué par Renée Leroux qui ne veut pas de lui en tant qu’administrateur du casino. Un homme marié ayant plusieurs maîtresses parmi lesquelles Agnès Leroux. Un homme qui pour se venger va travailler pour les adversaires de Renée Leroux et entraîner la fille de celle-ci dans sa trajectoire.
Ce qui chagrine le spectateur c’est le fait qu’André Téchiné expose les faits mais ne les décortique pas. Sûrement prisonnier du fait que pendant le tournage l’affaire n’est pas encore totalement jugée (un appel est en cours), il ne prend pas parti. A l’écran la seule chose qui incriminerait Agnelet c’est quand il se rend à la banque pour vider les comptes d’Agnès Leroux. Mais comme il avait procuration sur les comptes, il le fait en toute légalité… Les images filmées quant à elles s’achèvent sur son acquittement en 2006.
C’est un carton final qui indique les ultimes rebondissements de l’affaire.
Les précautions du réalisateur vis-à-vis d’Agnelet et le manque de profondeur du film avec le contexte de guerre des casinos sur la côte d’Azur à peine esquissé fait que le spectateur a bien du mal à se passionner pour ce film. Il reste un film bien interprété, réalisé avec soin mais sans souffle.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Agnès Agnelet ne soutient pas sa mère au conseil d’administration du casino du Palais de la Méditerranée qui devient minoritaire et perd sa place de directrice du casino.

NOTE : 12/20

L’ANECDOTE

André Téchiné avait prévenu Jean-Charles Leroux frère de la victime et fils de Renée Leroux, mais aussi co-scénariste qu’il ne ferait pas un film à charge contre Maurice Agnelet.

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