rueducine.com-lauren-bacall (23)Betty Joan Perske plus connue sous le nom de Lauren Bacall ou de son surnom « The look » vient de s’éteindre ce 12 août 2014.
Fille d’immigrés d’origine roumaine par sa mère et polonaise par son père. Née dans le Bronx, elle prend des cours de danse et de comédie puis s’inscrit en 1939 à l’American Academy of Dramatic Arts, puis faute de finance se range dans la mannequinat. En 1943 elle fait la couverture du magazine Harper’s Baazar.
Howard Hawks sur recommandation de sa femme rencontre Lauren Bacall, et séduit par cette femme au regard intense et à la voix rauque lui propose le premier rôle de son prochain film « Le port de l’angoisse » (« To have and have not‘) (1944) avec Humphrey Bogart. Elle devient immédiatement un phénomène et une icône sa façon de regarder la caméra par en-dessous, sa classe qui contraste avec une voix grave quasi masculine, et son mariage avec Humphrey Bogart, le dur de dur du cinéma américain de plus de deux fois son aîné.
Elle enchaîne avec l’anecdotique « Agent secret » (« Confidential agent« ) (1945) de Herman Schumlin. Puis elle retrouve Howard Hawks et Humphrey Bogart pour un rôle de femme dissolue et menteuse. « Le grand sommeil » (« The big sleep« ) (1946) est un immense chef d’oeuvre du film noir et du cinéma .
Le couple Humphrey Bogart-Lauren Bacall enchaîne avec un film de Delmer Daves de bonne tenue « Les passagers de la nuit » (« The dark passage« ) (1947) puis ils retrouvent le réalisateur John Huston pour « Key Largo » (1948) pour un huis clos adapté d’un pièce de théâtre de Richard Brooks. Pas le meilleur Huston. Mais une belle atmosphère de tension.
En 1950 elle tourne par deux fois avec Michael Curtiz réalisateur prestigieux pour « La femme aux chimères » (« Young man with a horse« ) avec Kirk Douglas et et « Le roi du tabac » (« Bright leaf« ) avec Gary Cooper. Films mineurs du réalisateurs.rueducine.com-lauren-bacall (26)
Mais ces films permettent à Lauren Bacall d’exister en dehors de son couple avec Humphrey Bogart.
De la même façon elle enchaîne avec deux comédies de Jean Negulesco « Comment épouser un millionaire » (« How to marry a millionaire« ) (1953) et « Les femmes mênent le monde » (« Woman’s world« ) (1954). Deux jolis succès pour des comédies féministes.
Mais c’est surtout avec Vincente Minnelli qu’elle va trouver un cinéma de haute tenue « La toile de l’araignée » (« The cobweb« ) (1955) un drame puis « La femme modèle » (« Designing woman« ) (1957) avec Gregory Peck une comédie sophistiquée.
C’est en 1957 que décède son mari Humphrey Bogart. Elle continue à tourner de façon plus épisodique mais les films ne sont pas d’une grande qualité. Parmi lesquels « Aux frontières des Indes » (« North west frontier ») (1959) de Jack Lee Thompson qui sera un des succès de l’année en Grande Bretagne compte tenu de son sujet.rueducine.com-lauren-bacall (24)
Désormais on trouvera Lauren Bacall dans des seconds rôles de luxe. Comme par exemple sur le film de Richard Quine « Une vierge sur canapé » (« Sex and the single girl« ) (1964) avec Tony Curtis et Nathalie Wood. Comme « Detective Privé » (« Harper« ) (1966) de Jack Smight avec Paul Newman, et « Le crime de l’Orient Express » (« Murder on the Orient Express« ) (1974) de Sidney Lumet dans une luxueuse distribution. Albert Finney y est Hercule Poirot.
rueducine.com-lauren-bacall (25)Elle participe au dernier film et dernier western de John Wayne « Le dernier des géants » (« The shootist« ) (1977) avec aussi James Stewart.
Puis en 1988 une nouvelle adaptation d’un roman d’Agatha Christie « Rendez-vous avec la mort » (« Appointement with death« ) (1988) de Michael Winner c’est Peter Ustinov qui interprète le détective belge Hercule Poirot.
« Misery » (1990) de Rob Reiner, « Prêt-à-porter » (1994) de Robert Altman ainsi que le diptyque « Dogville » (2003) et « Manderlay » (2005) de Lars Von Trier et enfin « The walker » (2007) de Paul Schrader sont les dernières apparitions marquantes de Lauren Bacall.