rueducine.com-omar-sharifNé à Alexandrie Michel Demitri Chalhoub de parents d’origine libanaise, il fait ses études de mathématiques au Caire. A la sortie il parle outre l’arabe, l’anglais, le français, l’italien et le turc. Après obtention de son diplôme, il travaille pour l’entreprise de son père.
Au bout de 5 ans il part à Londres étudier l’art de l’interprétation à la Royal Academy of Dramatic Art.
Youssef Chahine (1926-2008) grand réalisateur égyptien, le met en 1954 dans la distribution de son 7ème film. « Le démon du désert » (« شيطان الصحراء« ). C’est à cette occasion qu’il prend le pseudonyme de Omar El Sharif.
Deux ans après il le retrouve pour son film « Les eaux noires » (« صراع فى الميناء« ) (1956)
Amoureux de l’actrice Faten Hamama, il se convertit à l’islam pour l’épouser, et aura un fils un an plus tard.rueducine.com-omar-sharif-3.jpg
Il tourne dans un film franco-italien « La châtelaine du Liban » (1956) tourné par Richard Pottier.
Il tourne dans quelques films égyptiens et est remarqué par David Lean qui va tourner un film biographique « Lawrence rueducine.com-golden-globed’Arabie » (1962). Il tient le rôle de Shérif Ali Ibn el Kharish soutient de Lawrence d’Arabie dans ses rêves d’unification des peuples arabes face à l’empire Ottoman. Le film est un succès mondial et reçoit 7 Oscars.
Omar Sharif recevra 2 Golden Globes. Meilleur espoir et meilleur second rôle.rueducine.com-omar-sharif (4)
Il tournera près de 120 films.
S’en suit une brillante carrière internationale. Surtout hollywoodienne. En 1965 il a le premier rôle toujours dans un film de David Lean « Le docteur Jivago » (1965) film qui reçoit 5 Oscar.
Quelques films clefs jalonnent cette carrière.
-« La nuit des généraux » (« The night of the generals« ) (1967) de Anatole Litvak
-« L’or de MacKenna » (« MacKenna’s gold« )(1969) de Jack Lee Thompson
-« Les cavaliers » (« The horsemen« ) (1971) de John Frankenheimerrueducine.com-omar-sharif (5)
-« Funny Lady » (1975) de Herbert Ross
-« Liés par le sang » (« Bloodline« ) (1979) de Terence Young
-le dyptique « Mayrig » (1992) et « 588 rue paradis » (1993) de Henri Verneuil
-« Le 13ème guerrier » (« The 13th warrior« ) (1999) de John McTiernan
-« Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » (2003) de François Dupeyron
-« Hidalgo » (2004) de Joe Johnston

Omar Sharif a tourné dans beaucoup de second rôle. Après un début de carrière fulgurant, ce dandy semblait tourner (sérieusement) en dilettante de l’art dramatique.
Divorcé de sa femme en 1968, il se reconvertit au christianisme. Il restera un célibataire endurci et convoité.
Il a eu une brillante carrière parallèle de joueur international de bridge. C’était un grand écumeur de casinos et un passionné de courses hippiques. rueducine.com-omar-sharif (2)