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Synopsis

1943, Eric Erickson un américain faisant des affaires dans le pétrole en Suède (pays neutre) ce qui lui permet de commercer avec les belligérants des deux côtés, est contacté par les services secrets britanniques. Ceux-ci exercent sur lui un chantage à la liste noire, qui l’empêcherait de faire des affaires avec les alliés jusqu’à la fin de la guerre et après la guerre. Sous prétexte de construire une usine pour raffiner le pétrole destiné à l’Allemagne, il fait des va-et-vient entre Stockholm et Berlin. Lui-même exerce le chantage envers ses contacts « amicaux » allemands afin qu’is l’aident dans sa tâche. Il obtient ainsi de la gestapo un laisser passer lui permettant d’aller partout en Allemagne…

CRITIQUE

Le film est basé sur le roman qui narre les exploits réels d’un américain Eric « Red » Erickson (1889-1983) mis au ban de la société et sur une liste noire des collaborateurs à l’Allemagne nazie, et qui a dû se réhabiliter par l’espionnage au profit des alliés.

George Seaton (fait peu courant aux Etats-Unis, écrit et réalise ses films) adapte le roman pour le cinéma. Auteur et réalisateur d’un film classique de Noël « Miracle sur la 34ème rue » (« Miracle on 34th street« ) (1947), George Seaton a abordé beaucoup de genres cinématographiques.
Il a écrit plusieurs films de guerre.
« Trahison sur commande » est une réussite. Le film est prenant de bout en bout, le suspens omniprésent évolue en fonction des situations de plus certains personnages marquent la mémoire du spectateur comme le gamin nazillon jusqu’au bout des ongles, l’agent britannique et cynique qui recrute Erickson ou enfin l’espionne qui va payer de sa vie une confession dans une église.

Les tourments des personnages sont bien décrits. Ainsi que leur détermination qui en découle.

William Holden acteur fétiche de George Seaton tient très bien le rôle de cet industriel qui pris dans l’engrenage de l’espionnage à contre-coeur finit par épouser la cause qu’il défend grâce à une femme allemande qui lui indique ce que l’on peut tolérer et ce que l’on ne peut pas. Femme qu’il admire et dont il tombe amoureux. Pour une fois l’histoire d’amour est un moteur du film car elle oriente l’arc narratif du héros. De plus elle est fort bien écrite.

La réalisation et le montage ont de beaux moments comme celui dans la prison de Moabit qui lui est carrément poignant.
La scène des dizaines de personnes en vélo qui facilite la fuite d’Ericksson au Danemark est certes très rocambolesque, mais elle n’en est pas moins frappante.
Les décors naturels sont très bien exploités.

La musique d’Alfred Newman ne reste pas dans les têtes mais elle accompagne le film avec efficacité.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Frau Möllendorf en tenue grise est amenée dans la cour centrale de la prison pour y être éxécutée avec une autre femme. La traversée de la cour est un véritable chemin de croix. D’autant que la scène est vue par son amant Eric Ericksson. La performance de l’actrice Lilli Palmer est inoubliable.

L’ANECDOTE

George Seaton et William Holden ont tourné 4 films ensemble. « L’amour sous les toits » (« Appartment for Peggy« ) (1948), « Une fille de la province » (« The country girl ») (1954), « Un magnifique salaud » (« The proud and profane« ) (1956) et enfin « Trahison sur commande » (« The countefeit traitor« ) (1962).

NOTE : 14/20

 

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