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Synopsis

Porpoise Spit, petite ville balnéaire d’Australie, Muriel est une fille adulte complexée qui vit chez ses parents. Son père Bill est un élu corrompu qui se vante de son action sur le développement de la ville. Sa mère ne travaille pas et est rabaissée par son mari uniquement aux tâches ménagères, et ses 4 frères et soeurs sont dévalorisés par leur géniteur traités de fainéants, bons à rien etc… Muriel n’est pas très belle et un peu grosse. Elle est à la remorque de 4 copines qui veulent bien d’elle. L’une d’elles, Tania se marie avec Chook. Mais le jour même du mariage Chook trompe sa femme avec Janine une autre de ses copines. Quant à Muriel elle est dénoncée par une invitée du mariage d’avoir volé la robe qu’elle porte au mariage. Bill intervient pour qu’elle soit relâchée. Il lui trouve un emploi dans la boutique de sa maîtresse Deirdre…

CRITIQUE

Film qui surprend par son ton qui oscille sans cesse en comédie et drame. Et avec une actrice principale surprenante au physique qui sort des canons du cinéma de l’époque. Elle est ronde et s’investit dans un rôle peu flatteur. Toni Colette tourne son second film après « Spotswood » (« Efficiency expert« ) (1991) de Mark Joffe, avec Anthony Hopkins et un jeune acteur Russell Crowe. Production australienne dans laquelle elle est déjà remarquée et reçoit une statuette de AACTA awards (Académie australienne des arts du cinéma et de la télévision).
Toni Colette dès son deuxième film, est tête d’affiche.
Le film montre une classe moyenne australienne peu reluisante. Un père, élu sur le déclin et corrompu, une mère inexistante bien que physiquement présente, des enfants traine-savattes, et les amies de Muriel superficielles qui ne songent qu’au mariage qui les mettront définitivement à l’abri financier, le portrait de la ville de Porpoise Spit n’est pas flatteur.


Muriel rève de deux choses : quitter la cité balnéaire pour Sydney et se marier.
Mais même ces deux rêves semblent bien difficiles à accomplir. Elle devra quitter Sydney et fera un mariage blanc.

Le film aurait pu s’appeler « Deux mariages et un enterrement »… la même année sortira le film britannique « Quatre mariages et un enterrement » (« Four weddings and a funeral« ) de Mike Newell.

Toni Collette est donc formidable ainsi que l’actrice Rachel Griffiths. Elles tiennent le film et jouent parfaitement des deux registres du film. la comédie et le drame.

La réalisation de Paul J. Hogan est au plus près des personnages et donne de la générosité au travail des acteurs. Le résultat est frais, sans prétention et fonctionne auprès du public.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

La rencontre de Muriel et Rhonda avec les ex amies de Muriel sur une île de villégiature. Les explications sont sournoises.

L’ANECDOTE

Le film gagne plusieurs prix et Toni Colette reçoit 2 prix ainsi que Rachel Griffiths dans son second rôle.

NOTE : 14/20

 

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