Synopsis

Miami années 1980, Washington a dépêché à Miami Elliot Rosen un enquêteur auprès du district attorney Quinn afin d’élucider la disparition d’un parrain de la mafia. Rosen veut mettre la pression sur Michael Gallagher dont le père était trafiquant d’alcool et travaillait pour Malderone et Diaz deux gros bonnets mafieux. Gallagher est par ailleurs le neveu de Malderone. Pour cela il tend un piège à Megan Carter, une jeune journaliste du grand journal local qui veut faire ses preuves. Rosen laisse traîner sur son bureau un dossier compromettant Gallagher dans la disparition de Diaz. Aussitôt l’article mettant en cause Gallagher paraît. Pour seule vérification elle a appelé Gallagher au téléphone mais il n’a pas répondu. Le journal est couvert : il n’y a pas intention de nuire…

CRITIQUE

Très bon film de Sydney Pollack qui s’inquiétait de la tournure que prenait le journalisme, notamment la presse dans les années 1980. Un des rares films où la presse et les journalistes ne sortent pas grandis après le générique de fin.

Sydney Pollack et son scénariste Kurt Luedke s’interrogent sur ce qu’est un scoop. D’où vient sa source? A-t-il été recoupé? N’implique-t-il pas des personnes fragiles qui pourraient ne pas supporter de voir leur nom étalé à la une? Reflète-t-il la vérité? Une part de vérité? Est- il mensonger? Est-ce un fait établi? Est-ce une rumeur?
Les deux hommes alertent sur la pratique journalistique qui privilégie le scoop à la déontologie. La vente des journaux à la préservation de la vie privée.

Sally Field est très convaincante en journaliste arriviste un peu poussée du côté où elle va tomber par sa hiérarchie et qui se pose les bonnes questions un peu tard.
Mais la palme de l’interprétation revient à Paul Newman en chef d’entreprise taciturne et malin qui pris à la gorge par la justice retourne le système.
Très bonne composition aussi de Wilford Brimley qui vient de Washington DC pour siffler la fin de la récréation et mettre la fessée aux bambins qui perturbent l’institution judiciaire.

Réalisation efficace et sans fioriture comme toujours chez Pollack.

L’illustration musicale de qualité de Dave Grusin permet au film de gagner en attractivité.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La discussion entre Megan Carter et Teresa Perrone dans laquelle on pressent la catastrophe à venir: le suicide de cette dernière.

rueducine.com-berlinale

L’ANECDOTE

Sydney Pollack reçut à la Berlinale de 1982 où il présenta son film une récompense honorifique.

NOTE : 15/20

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