Synopsis

Giorgio Pellegrini est dans la jungle en Amérique du sud. Il n’a qu’une envie c’est de rentrer au pays. Ex-terroriste recherché depuis des années, il est venu parfaire sa technique de guérilla et ses orientations politiques. La seule façon d’obtenir un faux passeport c’est d’assassiner son ami avec le quel il a fui l’Italie suite à un attentat mortel. Ce dernier est devenu peu fiable et indésirable aux guerilleros. Sans la moindre hésitation il le tue d’une balle dans le dos. Quant il rentre en Italie, il est aussitôt jugé et  incarcéré. Anedda, flic pourri jusqu’à la moelle lui met un marché en main : Libération et réhabilitation contre entière collaboration…

CRITIQUE

Le film commence par une scène choc dans la jungle puis par une autre assez ridicule dans une salle de tribunal ou la caméra suit une mouche pendant les débats.

Ce qui met d’emblée le spectateur dans une position inconfortable se demandant à quel genre de film il a affaire. Et ce sera ainsi tout au long du film avec des scènes sensationnelles et d’autres banales et déjà vues. Michele Soavi décoche une réalisation mi tape-à-l’oeil mi académique. Quelques trouvailles et quelques platitudes.

De la même façon le réalisateur qui a un personnage secondaire intéressant comme Flora est abandonné à mi-film alors qu’intrinsèquement il possède une puissance dramaturgique qui en fin de film aurait pu être exploité.

Alessio Boni promène sa belle gueule et entretient une ambiguïté sur un homme toujours en quête d’insertion mais qui choisit toujours le mauvais chemin pour y parvenir. Il est cependant un peu jeune pour un homme qui a posé des bombes durant les années de plomb.

Michele Placido plante un flic visqueux et collant, dégoûtant à souhait.

Le choix musical éclectique (Caterina Caselli, Jethro Tull, Deep Purple, Salvatore Adamo…) supplante la musique de Andrea Guerra.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le propriétaire d’une boite de nuit et patron de Giorgio lui reproche de prendre sa dîme sur les gogos danseuses lui fait mettre une raclée mémorable et lui fait casser un bras. Chose incroyable il le garde à son service. Scène réussi sur le plan de l’efficacité mais peu crédible sur la plan psychologique.

L’ANECDOTE

La chanson « Insieme a te non ci sto più » de Caterina Caselli sortie en 1968 dont le refrain a donné le titre du film a reçu le Donatello rueducine.com-davide-di-donatellode la meilleure chanson pour un film en 2006 donc.

 

NOTE : 13/20

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