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Synopsis

San Francisco années 1990 un meurtre sauvage a été commis. Johnny Boz ancienne rock star et bienfaiteur pour les œuvres du maire de la ville a été assassinée pendant l’acte d’amour. Sa partenaire lui a asséné une trentaine de coups de pic à glace. Le détective Nick Curran qui sort de désintox à l’alcool et à la cocaïne après être l’auteur d’une bavure, part avec son partenaire Gus Moran chez Catherine Tramell, la dernière personne a avoir vu la victime vivante. Chez elle ils tombent sur Roxy une amie de Catherine qui leur dit que la femme qu’ils cherchent se trouve dans une maison le long de la côte. Lorsqu’ils la rejoignent dans une superbe demeure, celle-ci dit qu’effectivement le mort était son partenaire sexuel du moment mais que la veille elle n’était pas avec lui au moment du meurtre. Puis ils se font gentiment éconduire…

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CRITIQUE

Film policier dans lequel la sexualité sous toute ses formes est abordée et qui propulsera Sharon Stone au rang de star du 7ème art. Film dont on retient surtout la scène de l’interrogatoire de Catherine Tramell.

Les films policiers ou thrillers depuis que le cinéma est cinéma ont toujours tourné autour du sexe. Mais depuis le médiocre « Liaison fatale » (« fatal attraction« ) (1987) de Adrian Lyne le sexe est de moins en moins sous entendu, et de plus en plus représenté à l’image. « Basic instinct » deviendra le maître étalon du polar ou thriller érotique pour ses scènes de sexe explicites.

Le film fera des petits : « Sliver » (1993) « Body » (1993), « Color of night » (1994), « Jade » (1995), « Last seduction » (1995), « Sex crimes » (1998) etc… Jusqu’à un « Basic instinct 2 » (2006) de Michael Caton-Jones qui ne restera pas dans les annales.
Tous tenteront de repousser les limites de la censure américaine qui sévit toujours, mais aucun ne retrouvera le succès du film de Paul Verhoeven.

« Basic instinct » a lui même subi des coupures aux Etats-Unis pour permettre à des enfants accompagnés d’adultes d’aller en salles.

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Voici pour le côté « histoire du cinéma ».

Sur le plan de de l’écriture scénaristique le film souffre justement d’un manque de rythme à cause des répétitions des scènes de sexe. On peut aussi regretter l’ultime scène avec la présence du pic à glace au pied du lit. Sûrement un ajout pour justifier le générique de fin. Mais cela peut aussi porter à confusion.
enfin dernier défaut et non des moindres : si le film commence très bien arrivé à moitié métrage, il s’enlise et au lieu de finir crescendo semble s’étioler.

Le scénariste Joe Eszterhas arrive cependant à faire de son flic une marionnette manipulé par son ex et sa suspecte. Il montre comment le sexe peut mener les hommes vers des destins funestes.

Michael Douglas (hormis une scène de colère avec son ex où il n’est pas terrible) fait le job.
Il est vrai que Sharon Stone donne le meilleur d’elle même pour ce film. Ce ne sera pas souvent le cas. Elle figure 4 fois au palmarès des razzies awards.

Mais selon moi le clou du spectacle est la musique raffinée de Jerry Goldsmith, dont la mélodie lancinante fait songer à cette route de virages sans fin qui mène de San Francisco à la maison de Catherine Tramell.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La voiture de Nick Curran et Gus Moran longe la côte en direction de la maison de la maison de Catherine Tramell, sur fond de musique de Jerry Goldsmith et c’est l’ambiance du chef d’oeuvre de Alfred Hitchcock « Sueurs froides » (« Vertigo« ) (1958) qui revient en mémoire du cinéphile.

L’ANECDOTE

Plusieurs actrices ont été priée de prendre le rôle de Carherine Tramell (Michelle Pfeiffer, Kim Basinger, Ellen Barkin, Geena Davis) mais le caractère très dénudé des scènes les a toutes refroidies. Sharon Stone qui avait tout à gagner s’empare du rôle de sa vie.

NOTE : 13/20

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