Synopsis

Mexique durant la révolution zapatiste, El Chuncho est un « peon » qui s’est mis à la tête d’une bande armée et qui assaille les convois de trains de l’armée ou les casernes en vue de les piller de leur armement et de revendre les prises au général Ejias de la révolution. Lors d’un pillage de train, il prend sous son aile « Niño » un jeune gringo qui lui dit être un prisonnier de l’armée. Mais celui-ci est un tueur opportuniste qui utilise El Chuncho pour approcher le général Ejias, le tuer et recevoir ainsi du gouvernement une prime phénoménale…

CRITIQUE

Le film doit beaucoup à son scénariste Franco Solinas (1927-1982).

Entré à l’âge de seize ans dans la résistance française à l’occupant allemand, il rentre au parti communiste italien et travaille à « L’Unità » organe communiste italien comme journaliste.
Autant dire que la lutte des classes c’est son domaine. Et rien de tel qu’un film sur la révolution zapatiste pour exalter ce mouvement de libération du peuple mexicain et de tous les peuples du monde.

El Chuncho le héros du film croit en son idéal jusqu’à la toute fin du film.
Malgré les multiples tentations, il ne cédera pas au sirènes de l’argent même si pour lui, l’argent est important. Cela reste l’élément de corruption et de discrimination sociale: ce qui le hérisse le plus. Même si finalement il n’a été qu’un instrument pour le général Elias ou pour « Niño » le gringo, il recouvre sa dignité en redevenant un homme traqué par l’armée mexicaine.

Damiano Damiani (1922-2013) réalise un western italien dit « spaghetti » d’une excellente tenue qui arrive à la hauteur des grandes œuvres de Sergio Corbucci et Sergio Sollima sans toutefois atteindre la perfection de Sergio Leone (1929-1989).
Il bénéficie d’une interprétation picaresque et exaltée comme Gian Maria Volonté (1933-1994) en est coutumier et de celle « froidissime » de Lou Castel formant un couple de buddy movie dont le western italien a été friand.

La post-synchronisation fait la part belle dans ce film italien aux expressions en espagnol et mérite une vision en V.O.

Magnifique musique de Luis Enriquez Bacalov (1933-2017) inspirée des airs traditionnels mexicains.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’attaque du train au début du film. Impressionnante d’oppression car l’assaillant est invisible et fait mouche.

L’ANECDOTE

Damiano Damiani est plus reconnu comme réalisateur très inspiré par la lutte anti mafia. Il a réalisé quelques films mémorables dans ce genre: « Il giorno della civetta« , « Perché si uccide un magistrato?« , « Confession d’un commissaire de police au procureur de la République« , « Seule contre la mafia« , « Pizza connection » et aussi la série télévisée « La piovra« .

NOTE : 15/20

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