COUPLE DE STARS
- Alan Arkin, Billy Crystal, Catherine Zeta-Jones, Christopher Walken, Hank Azaria, John Cusack, Julia Roberts, Seth Green, Stanley Tucci
- Joe Roth
- Comédie, Comédie romantique
- 2001
- America's Sweethearts
- USA
- Billy Crystal, Peter Tolan
- James Newton Howard
Synopsis
Hollywood, début des années 2000 Dave Kingman producteur de cinéma est au plus mal. Son réalisateur qui a un film qui doit être présenté à la presse très prochainement ne lui a envoyé qu’un début de générique. Le couple tête d’affiche (Eddie et Gwen) qui fut le couple emblématique d’Hollywood, est séparé depuis le tournage et Eddie est entré en psychothérapie depuis plusieurs mois. Il faut à tout prix reconstituer le couple pour faire mousser la sortie du film. Il supplie à un public relation, Lee Philips, qu’il vient de virer de bien vouloir faire en sorte que le couple soit reformé pour la sortie du film…
CRITIQUE
On se souvient des comédies du remariage dont Hollywood avait fait une de ses spécialités dans les années 1930-1940 servies par des maîtres comme Franck Capra « New York Miami » (« It happened one night« ) (1934), Leo McCarey « Cette sacrée vérité » (« The awful truth« ) (1937), George Cukor « Indiscrétions » (« The Philadelphia story« ) (1940), Howard Hawks « La dame du vendredi » (« His girl friday« ) (1940) ou Preston Sturges « Un coeur pris au piège » (« The lady Eve« ) (1941) qui sont aussi des screwballs c’est à dire des films très dialogués et dont la substance comique vient avant tout des dialogues.
Les auteurs du film Billy Crystal et Peter Tolan semblent avoir voulu rendre hommage à ce genre de film.
Le film commence très bien dans un décor de studios de tournage, avec de bonnes situations comiques et des dialogues étincelants. Le duo Stanley Tucci/Billy Crystal fonctionne très bien.
Puis le spectateur est amené à rencontrer les trois autres protagonistes principaux. Là pendant un bon quart d’heure le film bien que moins en jambe faut bonne figure, mais à partir du moment où tout le monde se retrouve dans l’hôtel ça commence à sérieusement pâtiner. Malgré l’apport d’un latin lover de pacotille, alors que les situations évoluent, le film donne le sentiment qu’il tourne en boucle, tout cela à cause d’un sentiment de déjà-vu qui taraude le spectateur à longueur de film. Par moment, les dialogues (surtout ceux de Lee Philips interprété par Billy Crystal) permettent de ne pas trop décrocher de cette comédie poussive.
Les acteurs sont plutôt irréprochables, mais l’écriture des personnages n’est pas équilibrée. Billy Crystal s’est taillé la part du lion dans les dialogues. Alors quand il apparaît sur l’écran, certesle rire fuse, mais pour les autres personnages c’est plus compliqué.
La réalisation de Joe Roth est impersonnelle. Ce n’est clairement pas le réalisateur qu’il fallait pour ce genre de film.
La musique de James Newton Howard est anecdotique.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Le producteur Dave Kingman montre à Lee le bout de film qu’il a reçu de la part du réalisateur (un début de générique) et lui explique qu’il est au bord du gouffre. Très bonne scène entre Stanley Tucci et Billy Crystal.
L’ANECDOTE
Le rôle tenu par John Cusack devait être interpété par Robert Downey Jr. Mais pour ce dernier pris en possession de drogue c’est la suite d’une de ses péripéties liées à son addiction aux drogues dures. Une descente aux enfers qui a commencé en 1996 pour toucher le fond en 2001. Il reprend les chemins des studios en 2003 et devient un des acteurs les plus demandés et les mieux payés d’Hollywood à partir de 2008.


