Synopsis

Lucien Ginzburg enfant est forcé par son père à jouer du piano mais la musique ne l’intéresse pas. Ce qu’il veut c’est peindre. D’ailleurs en ces temps d’occupation il suit des cours de peinture où il y fréquente un haut gradé de la SS. Le gamin Ginzburg ira au petit matin réclamer son étoile jaune avant tout le monde. Ses parents décident de le mettre en pension, d’où il réchappera d’une rafle de la Gestapo en allant passer une nuit dans la forêt qui jouxte le pensionnat. Il est le gamin qui dessine pour les autres des femmes à poil. Après la guerre, de retour à Paris, aux Beaux Arts, il rencontre Elisabeth sa première compagne…

CRITIQUE

Je le savais…, je savais que j’allais être déçu…

Je savais qu’en tant que fan absolu de Serge Gainsbourg, ce film m’agacerait. Ce que je ne savais pas c’est que Joann Sfar ferait tout pour que je le fus! (agacé).

Qui trop embrasse mal étreint et le film s’avère être juste un survol d’une carrière complexe par ses influences (classique, rythmes afro cubains, jazz, swinging London, reggae, rock funk et hip hop) et par sa création. Mais aussi une tentative malheureuse de cerner une vie tumultueuse, et des complexes en veux tu? en voila!

Rien que l’épisode Gainsbourg-Bardot pouvait donner à faire un film!

Mais le pire c’est le bâclage complet des créations des albums « Melody Nelson » et « L’homme à la tête de chou » summums d’une riche carrière.

Son parti pris d’affubler à Gainsbourg une sorte de Mr Hyde ou de Gainsbarre côté noir du personnage ne m’a pas du tout convaincu. J’y ai même trouvé une lourdeur voire à certains moments une certaine redondance.

Joann Sfar nous explique qu’il s’agit de SA vision de l’artiste et de ses fantasmes. Désolé de dire que SA vision de Gainsbourg m’a laissé de marbre.
De même les morceaux de musique du maître réorchestrés m’ont franchement énervé. Pourquoi refaire en moins bien ce qui était si génial?

Ce qui m’a le plus séduit dans le film c’est la performance de Eric Elmosnino, qui incarne véritablement le grand Serge. Mais les actrices font aussi de superbes prestations.

Voyez plutôt le double dvd du journaliste spécialisé dans la chanson française Gilles Verlant retraçant toute la carrière du génie bien plus passionnant. Il a aussi écrit une bio tout aussi passionnante.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Serge Gainsbourg accompagné de Jane Birkin et du clebs débarquent chez le producteur. Serge Gainsbourg fait écouter la chanson « Je t’aime moi non plus » interprétée par le couple. Non seulement Claude Chabrol roule un peu trop des yeux en tirant sur le cigare, mais on veut nous faire croire que la chanson n’est pas connue. Or un enregistrement avec Brigitte Bardot avait été effectué et était bien connu de la profession.

rueducine.com-cesarL’ANECDOTE

Le film reçoit trois Césars. Meilleur premier film, meilleur acteur et meilleur son.

NOTE : 10/20

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