Synopsis

Fin des années 1940, le sergent O’Mara suit Mitch Racine, un homme de main de Mickey Cohen. C’est un rabatteur pour les claques du gangster juif. Il puise son cheptel à Union Station, la gare de Los Angeles. Il approche les jeunes femmes qui voyagent seules et viennent tenter leur chance dans la ville. Le sergent O’Mara et ses hommes suivent Racine et sa proie jusqu’à leur repaire. Là contre tous les avis le sergent intervient et sauve la femme du réseau de prostitution. Cette action d’éclat parvient jusqu’aux oreilles du chef de la police qui le convoque et lui demande de former un groupe d’incorruptible pour annihiler le business de Mickey Cohen.

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CRITIQUE 

La production du film nous le vend comme étant inspiré de faits réels.

Mis à part que Mickey Cohen a vraiment existé et que dans sa jeunesse il a été boxeur, il ne reste plus grand chose de véridique dans ce salmigondis. Déjà si l’on nous avait vendu cela comme une pure fiction, je l’aurais un peu moins eu en travers de la gorge.
Mais passons.

Admettons donc que c’est une pure fiction.
Si le film commence plutôt sur une bonne intention : un gangster de L.A. qui commence à prendre de l’importance et qui a la main mise sur la plupart des trafics, boites de nuit, restaurants et commerces divers de la cité des anges, finit par devenir gênant et dangereux pour quelques incorruptibles. La création d’un genre de commando qui n’a pas pour but d’arrêter le mafieux mais juste de lui bousiller son business par des attaques et attentats de façon à le ratisser en cash et l’obliger à quitter la ville. Cela semblait prometteur. Mais ce n’était qu’illusion.

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Effectivement la première moitié du film tient (à peu près) ses promesses, et quand les flics semblent avoir gagné, le scénariste a voulu relancer le film en redonnant la main au malfrat.

Et c’est là que la catastrophe se fait jour.
La mise en scène déjà pas très amène devient complètement délirante, Ruben Fleischer en rajoute dans les effets de caméras lourdingues qui transforment ce film en choucroute indigeste. De plus Sean Penn (acteur que j’estime) se la joue Robert De Niro dans « Les incorruptibles » (« The untouchables« ) (1987), mais là ça ne passe pas.

Heureusement le reste de la troupe d’acteurs (hormis Emma Stone qui se demande, avec nous, ce qu’elle fait là) est au diapason. Ryan Gosling est un peu poseur mais ça passe. Josh Brolin a été mieux employé, mais dans ce rôle d’incorruptible il s’en sort bien. Enfin Nick Nolte physiquement quasi méconnaissable, fait le job du rond de cuir de la police.

Le bon point du film c’est la reconstitution des années 50. Décors et costumes sont impeccables.

Pour ce qui est de la musique, c’est nettement moins probant. Brouillonne et bruyante il n’y a rien à en retirer.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’attaque de l’hôtel où s’est réfugié Mickey Cohen par l’escouade de police. Images au ralenti, esbroufe et m-as-tu-vu-quand je filme, Ruben Fleischer se prend pour De Palma… il n’est que Ruben Fleisher et ce n’est pas brillant!

L’ANECDOTE

Dans le film initial une scène décrivant une fusillade dans un cinéma a été retirée suite au drame d’Aurora qui a eu le le 20 juillet 2012. Un dénommé James Eagan Holmes 24 ans entre dans un cinéma de la ville d’Aurora (Colorado) et tire sur les spectateurs. Bilan 12 morts 58 blessés. Il a fallu tourner de nouvelles scènes (celles qui ont lieu dans Chinatown) et les insérer dans le film. La sortie du film a été repoussée de 4 mois.

NOTE : 08/20

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