Synopsis

Carter « Doc » McCoy est en prison. Lors d’une délibération sur une éventuelle libération sur parole à laquelle il assiste, il voit celle-ci refusée. A cette réunion de délibération assistait Jack Benyon. Doc revoit Carol, sa femme, quelques temps plus tard au parloir. Il lui dit d’aller chez Benyon pour négocier un marché avec lui. Quelque soit le prix. Chose faite Doc peu après est libéré sur parole. La porte de la prison franchie, les hommes de Benyon donnent rendez-vous à Doc. McCoy profite du temps libre avant son rendez-vous pour profiter des instants de liberté avec sa femme. Quand il rencontre Benyon celui-ci lui impose un braquage de banque avec trois hommes qu’il ne connaît pas ce qui ne l’enchante pas vraiment…

CRITIQUE

Ce n’est pas le meilleur film de Sam Peckinpah mais il en a fait aussi de bien pires!

Film de pure commande à la production assez chaotique, le film est un thriller nerveux, de facture classique, avec des scènes d’action qui versent volontiers vers l’hyper violence, soulignée par d’affreux ralentis.

Le scénario est l’adaptation d’un court roman de Jim Thompson dont il a travaillé pendant quelques semaines l’adaptation pour le cinéma, avant que son travail ne finisse entre les mains de Walter Hill et Sam Peckinpah.

Le scénario quoique classique est cependant suffisamment tordu pour maintenir l’intérêt chez le spectateur. Il est aussi suffisamment malin pour que celui-ci prenne fait et cause pour McCoy qui n’est qu’un vulgaire braqueur de banques, tellement ses poursuivants sont accablés de tares.

Le style Peckinpah qui consiste à en rajouter dans la violence est bien présente. Mais ce n’est pas pour ça que le film en est meilleur.

Ce qui fait que le film est bon c’est son couple McQueen/MacGraw qui au fur et à mesure que le film avance, lui, se délite. Dommage que le scénario ne soit pas allé au bout de ce postulat, quitte à finir plus dramatiquement. Le couple se reforme dans l’hôtel de El Paso étonnant de la part d’un Peckinpah pourtant pas très amateur des happy ends.

La musique de Quincy Jones est discrète elle éclate une ou deux fois dans le film mais pour le reste elle se fond dans l’image.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La première poursuite en voiture après le braquage de la banque. C’est chaotique, heurté, compliqué, et Ali MacGraw qui ne savait pas conduire avant le tournage a du faire un apprentissage express.

L’ANECDOTE

Sam Peckinpah alcoolique, camé, énergumène surexcité et paranoïaque, ne pouvait faire un film sans virer au moins une personne. Sur ce film c’est sa fille qu’il vire!

NOTE : 14/20

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