Synopsis

Eli Wurman est agent de stars. Il vieillit son carnet se rétrécit. Seuls quelques fidèles le conservent en tant qu’agent. Parmi eux l’acteur Cary Launer.  Ce dernier demande à Eli d’aller chercher Jill Hopper une starlette retenue pour possession de drogue et de la ramener à l’hôtel. Eli a mieux à faire il prépare un dîner de gala en faveur des immigrés. Il se rend quand même à Manhattan et va payer la caution. Mais Jill veut récupérer des affaires qu’elle a laissées dans un appartement de Manhattan. Eli la suit donc jusque dans un appartement d’une tour. Eli se rend compte qu’il s’agit d’un vaste lieu à partouzes ou des drogues diverses et variées circulent. Jill finit par récupérer ce qu’elle cherchait avant qu’ils ne soient expulsés gentiment mais fermement. Rendus à l’hôtel au centre de New York, et alors que Eli s’endort dans la baignoire, Jill est agressée et violée…

CRITIQUE

Amateurs d’explosions de courses poursuites et autre scènes de bruits et de fureurs vous risquez d’être déçu par ce film.

La déglingue du personnage principal est médicamenteuse, les meurtres sont feutrés et la politique se fait dans un bureau discret de Manhattan par 6 personnes qui se sont choisis une star de cinéma pour représenter leurs idées réactionnaires.

Le scénario de Jon Robin Baitz nous montre un homme pris dans une déchéance morale et physique qui n’a plus qu’un but : réussir sa soirée en faveur des immigrés dont il estime que l’administration du moment les persécute. Pour cela il utilise tous les ressorts possibles à sa disposition et de façon inconsidérée va jouer sa propre vie.

Si le scénario est un peu obscur sur le côté politique du film et sur cette espèce de « maçonnerie » dévoyée qui n’hésite pas à utiliser le meurtre, il est beaucoup mieux agencé lorsqu’il s’attaque aux personnages.

Que ce soit celui d’Eli joué avec grande conviction par Al Pacino ou encore celui de Victoria interprété avec une grande sensibilité par Kim Basinger, celui hallucinatoire de Jill que Téa Leoni parvient à rendre crédible et enfin le spectateur peut apprécier le jeu de Ryan O’Neal qui sort d’années difficiles sur le plan professionnel (très peu, voir pas de films notables dans sa filmographie depuis « Barry Lyndon« ). Ryan O’Neal campe un acteur qui en son temps fut démocrate et a perdu ses illusions et qui se présente comme sénateur aux prochaines élections avec un discours plutôt sécuritaire.

La réalisation de Daniel Algrant n’a rien du tape à l’œil d’un Tony Scott. On pourra lui reprocher d’être un peu timorée. New York méritait aussi un meilleur traitement à l’image.

Belle musique de Terence Blanchard qui compose une musique discrète et efficace dans l’accompagnement des images.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

 Eli a pris rendez-vous chez son médecin. Lorsqu’il s’y rend celui-ci lui annonce la mort de Jill. Hors la nuit a été agitée et les cocktails de médicaments nombreux. Eli ne se souvient de rien.  Scène grandiose pour Al Pacino.

L’ANECDOTE

Daniel Algrant s’est fait connaître en tant que réalisateur avec son premier film « Naked in New York » (1993). Dix ans après « Influences » il tourne « Greetings from Tim Buckley » (2012)

NOTE : 15/20

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