Synopsis

Banlieue parisienne dans les années 1930, François, ouvrier, vient de tuer Valentin d’un coup de pistolet. Les gendarmes cernent l’hôtel dans lequel il loue une chambre. François se remémore ces dernières semaines qui l’ont amené à ce geste fatal entre deux tentatives des gendarmes de le faire sortir de sa chambre où il s’est barricadé. Il pense à Françoise la fleuriste dont il est éperdument amoureux, Clara avec laquelle il a eu des relations pour ne plus penser à Françoise enfin Valentin ignoble personnage visqueux et provocateur…

CRITIQUE

Chef d’œuvre du cinéma français d’avant la seconde guerre mondiale.

Le Front Populaire vient de perdre le pouvoir et l’avenir ouvrier semble bien morne.
Marcel Carné donne à Jean Gabin un de ses plus beaux rôles.

Jules Berry aussi bénéficie d’une de ses plus mémorables prestations. Il est sublime en crapule sournoise, vicieuse et peut-être suicidaire?

Tout y est magnifique.
Les dialogues de Jacques Prévert et les décors d’Alexandre Trauner y sont pour beaucoup. L’interprétation aussi. La musique sourde de Maurice Jaubert accentue le climat désespérant du film.

Quant à Marcel Carné il maîtrise parfaitement les flashbacks et sa mise en scène est brute et sans fioritures. La plupart des scènes sont intérieures et donne au film un caractère oppressant.

Un adage dit que les histoires d’amour les plus désespérées sont les plus belles en voici un exemple parfait.

Sous Vichy le film a été interdit pour son caractère « démoralisateur ».

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène finale d’explications qui tourne au drame entre François et Valentin. Un des sommets du cinéma français de tous temps.

L’ANECDOTE

Le public n’étant pas habitué aux flashbacks, la production a du rajouter des un écriteau annonçant que le personnage principal se remémore des évènements qui l’ont conduit dans la situation où il se trouve.

NOTE : 18/20 

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