Synopsis

Un homme entre dans une boutique d’instruments et veut que le commerçant lui rachète sa trompette. Au moment de partir il demande au marchand de lui préter son instrument pour en jouer une dernière fois. Et quand à la fin du morceau le commerçant lui demande pourquoi il fait cette démarche, Max Tooney lui raconte son histoire et celle d’un certain 1900. Année 1900, sur le paquebot Virginian, Danny Boodman soutier, lors d’une escale trouve un bébé abandonné. Il décide de l’élever. Il lui trouve d’abord un nom : Danny Boodman T.D. Lemon 1900. Tout gamin 1900 montre des aptitudes au piano. Mais c’est à ce moment que Danny Boodman meurt accidentellement. C’est le reste de l’équipage du paquebot qui prend en charge 1900. Il devient l’attraction des voyageurs (des migrants pour la plupart) grâce à sa virtuosité sur le clavier…

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CRITIQUE

Film ambitieux de la part de Giuseppe Tornatore qui se trouve dans une co-production italo-américaine pour cette adaptation d’un monologue écrit par le multicarte Alessandro Baricco.

Avec un décor immense une grosse figuration, un casting international Giuseppe Tornatore voit grand… Trop grand?

Peut-être car si le film possède d’excellents moments, une fois arrivé au générique de fin il laisse au spectateur un goût d’inachevé dans la bouche.
D’autant plus amer que c’est un film qui a nécessité une grosse collaboration avec mon musicien de film préféré à savoir Ennio Morricone. Puisque le film raconte la vie d’un pianiste et de son prodige au clavier.

Et si Ennio Morricone signe une colonna sonore que bien des musiciens lui envieraient, il n’atteint pas les sommets musicaux qu’il tutoyé avec ce réalisateur pour « Ils vont tous bien » (« Stanno tutti bene« ) (1990) ou « Marchand de rêves » (« L’uomo delle stelle« ) (1995). Et si son morceau « Playing love »est somptueux les autres morceaux ont été en deçà de mes attentes.

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La réalisation de Giuseppe Tornatore à l’aise dans les scènes avec les figurants : Les arrivées à New York sur le pont du Virginian sont un régal, est moins à la fête dans les scènes intimistes et semble chercher ses cadrages.
Si certaines scènes oniriques comme la rencontre un soir de tempête entre 1900 et Max Tooney est une belle idée, elle m’a parue mal mise en image.

Mais avec ce film Giuseppe Tornatore a en Italie reçu les prix les plus prestigieux concernant le cinéma.  6 Nastri d’argento et 5 Davide di Donatello ainsi que des prix journalistiques de « La Stampa » et « Ciak ». Il faut dire que depuis des lustres « Le dernier empereur » (1987) de Bernardo Bertolucci un film italien n’avait montré autant d’ambitions.

Il en est de même pour l’interprétation. Si celle de Tim Roth est de grande qualité, celle Pruitt Taylor Vince m’a semblée gauche notamment dans les scènes où il joue (mal) le trompettiste.

Enfin Mélanie Thierry est bien pâlotte dans ce film qui lui semble surdimensionné.

Finalement je préfère le Giuseppe Tornatore parlant de sa Sicile natale.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le duel avec Jelly Roll Morton inventeur du jazz, qui fait le déplacement sur le bateau pour défier 1900.

L’ANECDOTE

C’est la pianiste Gilda Buttà qui a interprété les partitions du maestro Ennio Morricone pour la bande originale. Lors des tournées de concert du compositeur romain elle est aussi la pianiste de l’orchestre.

NOTE : 11/20

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