Synopsis

Italie années 1930, Libera voit son père anarchiste arrêté par les fascistes. A partir de ce jour elle n’aura de cesse de lutter contre le pouvoir italien en place, ses milices et ses fonctionnaires. Avec la guerre et l’armée allemande présente, le combat n’en sera que plus dangereux pour elle et pour sa famille qu’elle entraîne dans son tourbillon rouge…

 

CRITIQUE

Tout d’abord un mot sur le titre français qui aurait dû être: « Libera, mon amour » car c’est la phrase qui sera scandée tout au long du film.

Ensuite la question qui se pose est la suivante: que penser de Mauro Bolognini : petit maître de la réalisation ou bien grand réalisateur. Pour ma part je penche nettement pour la seconde proposition, mais je connais quelques férus de cinéma pour lesquels Mauro Bolognini n’est qu’un maniériste.
Pour ma part je pense que l’œuvre de Mauro Bolognini mérite d’être réévaluée. Car le fond est aussi pertinent que la forme.

Le scénario a été retouché par Luciano Vincenzoni (1926-2013) appelé comme « script doctor » sur le film. Le spectateur regrettera parfois des ellipses nombreuses dans le récit qui le hachent un peu.

Ce film doit sa haute tenue à une réalisation il est vrai, parfois esthétisante, mais la plupart du temps efficace et à l’interprétation magnifique et sans faille de Claudia Cardinale et ses tenues rouges vif qui est de tous les plans.

Certains passages vers la fin du film montrant la sauvagerie désespérée des nazis et des fascistes sont poignants. Et l’héroïne du film y prend une dimension quasi mythique.

La musique d’Ennio Morricone est comme souvent avec Mauro Bolognini inoubliable. Le morceau « Libera » est un air lancinant aux atours mi-enjoués mi dramatiques qui comme Libera avance, avance, avance en dépit des obstacles de la société et des dangers.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La guerre finie, Libera se plaint au comité de libération que figure parmi les fonctionnaires un fasciste. Ces braves messieurs de gauche lui font comprendre que maintenant son rôle est de s’occuper de son foyer et plus de la politique…

L’ANECDOTE

Voici donc les films de Mauro Bolognini musicalisés par le maestro Ennio Morricone « L’assoluto naturale » (1969), « Un bellissimo novembre » (1969), « Metello » (1970), « Imputazione di omicidio per uno studente » (1971), « Libera, amore mio » (1973), « Fatti di gente perbene » (1974), « Per le antiche scale » (1975), « L’eredità Ferramonti » (1976), « Dove vai in vacanza? » (sketch « Sarò tutta per te« ) (1978), « La storia vera della signora alle camelie » (1981), « La Venexiana » (1986), « Imago urbis » documentaire sur Rome co-réalisé avec de nombreux réalisateurs (1987), « Mosca addio » (1987) « Gli indifferenti » série TV (1988), et enfin « La villa del venerdi » (1991).

NOTE : 15/20

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