Synopsis

Dans un pays arabe pétrolifère imaginaire le Hégreb, Patrick Hale, un journaliste américain est témoin de l’assassinat par bombe de deux individus dont l’un Sally Blake est une agent de la CIA qui semblait très intéressée par les valises d’un certain Helmut Unger. Il interview le chef de l’Etat du Hégreb qui lui apprend qu’un groupe terroriste est en possession de deux valises contenant chacune une bombe nucléaire. Et qu’il se retire dans le désert écouter les voix. A la maison Blanche une réunion de crise cherche à trouver le moyens pour remettre la main sur ces valises. Patrick Hale enquête sur la mort de Sally Blake…

CRITIQUE

Film ahurissant.

Sa frénésie, ses thèmes, son hystérie font que ce film qui a sûrement eu son « temps » (je pense aux années 1990) de ringardisme, devient depuis les années 2000 une chronique de l’instabilité du monde.

La gageure du film est d’embrasser de multiples thèmes sans vraiment se perdre. Prépondérance du pétrole, fanatisme religieux, Trafic d’armes, terrorisme, classe politique américaine dévoyée sous fond de campagne électorale, généraux va-t-en guerre, CIA barbouzarde, et journalisme dévoyé. Tout y passe et tout redevient furieusement d’actualité depuis la deuxième guerre du golfe.

Richard Brooks appuie son propos sur un montage vif, qui bascule d’un lieu à l’autre et où les phrases des uns dans un lieu s’achèvent dans la bouche d’un autre dans un autre lieu.
C’est surprenant mais bigrement efficace pour maintenir le spectateur intrigué.

Le scénario de Richard Brooks (1912-1992) est l’adaptation d’un thriller de Charles McCarry intitulé « Les meilleurs anges » (« The better angels ») et publié en 1979. Ce roman a été plutôt hué par la critique pour son histoire, d’avions remplis de passagers qui servent d’instruments de terreur par des terroristes, comme trop peu crédible.
Depuis le 11 septembre 2001 et les attentats sur le Pentagone de Washington et le World Trade Center à New York  le roman et le film changent de statut et deviennent prémonitoires.

La fin est un peu déceptive. La découverte des valises et la désamorçage des bombes ne sont guère crédibles. Malgré le lieu spectaculaire où elles se trouvent.

Le film bénéficie d’une belle distribution à la tête de laquelle on trouve Sean Connery (1930-2020) en journaliste instrumentalisé mais aussi clairvoyant sur le rôle des médias et leur dépendance au monde financier.
Robert Conrad (1935-2020) interprète un général va-t’en guerre digne du général Curtis Emerson Lemay, belliciste assumé qui voulait lancer le feu nucléaire sur l’URSS le premier, puisque que de toute façon la guerre nucléaire aurait lieu.
George Grizzard (1928-2007) est un acteur qui a beaucoup tourné pour la télévision. Ici il campe un président des Etats-Unis plus préoccupé par sa réélection que par tout autre sujet.
Enfin Henry Silva interprète un chef terroriste arabe. Avec une moustache. Cela lui change des méchants occidentaux.

La musique signée Artie Kane est parfois laborieuse et parfois magnifique.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Lors d’une manifestation a Time Square à New York des bombes humains se font exploser dans la foule. Le film prend une dimension visionnaire assez impressionnante.

L’ANECDOTE

Richard Brooks a contribué à l’effort de propagande hollywoodienne pendant la seconde guerre mondiale. Il a tourné deux documentaires « Return to Guam » et « With the marines at Tarawa » en 1944.

NOTE : 14/20

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