Synopsis

Territoires Hispanos-portugais d’Amérique du sud au XVIII° siècle. Rodrigo Mendoza mercenaire trafiquant d’esclaves, par amour pour une femme tue son propre frère. Il ne se remet pas de son crime. C’est le père jésuite Gabriel qui le convainc de faire pénitence. Rodrigo portera comme fardeau son armure et ses armes et se rendra ainsi en terres Guaranis. Territoire sous domination espagnole où se situe la mission du père Gabriel. Là-bas il demandera à faire partie de la Compagnie de Jésus ce qui sera accepté. Mais l’Espagne et le Portugal sont en pleine négociations de partage des territoires des Amériques. Et le territoire Guarani doit passer sous domination portugaise…

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CRITIQUE

Ce film est à la fois magnifique par son message et les images des paysages colombiens en même temps il souffre d’un manque de contexte historique :

Roland Joffé et son scénariste Robert Bolt (qui a travaillé sur les grands  films de David Lean – « Lawrence d’Arabie » (1962), « Docteur Jivago » (1965) et « La fille de Ryan » (1970) se contentent juste d’avancer une histoire de partage de territoires. C’est un peu juste!
Car il faut savoir que pour le Portugal, et partout en Europe, les jésuites sont les représentants d’un pouvoir énorme car très argenté.
Et un peu comme les templiers au moyen-âge ils deviennent gênants. Les jésuites ont souvent été éclaboussés dans des scandales politiques, financiers voire des régicides.
Les missions jésuites disséminées partout dans le monde rapportent à la Compagnie, et à son Général, des fortunes colossales. Tout ceci n’est pas dit dans le film. Ainsi les motivations des uns et des autres ne sont pas inscrites dans une réalité historique.

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Ceci dit Robert de Niro en esclavagiste repenti est impressionnant. Et Jeremy Irons fait un jésuite convaincant.

La caméra de Roland Joffé saisit les beautés naturelles de ses extérieurs issues du Parc national d’Iguazú en Argentine. Et il mène son histoire avec une belle prestance. La tension monte continuellement au long du film jusqu’au désastre final. Cela est parfaitement réussi.

Enfin la musique d’Ennio Morricone qui mélange musique ethnique et musique classique est extraordinaire. Sans compter l’utilisation magistrale des chœurs. Le disque de la BO connaîtra un véritable succès commercial.
Mais pas d’Oscar pour Le compositeur italien pourtant ultra favori. Ce sera pour lui une grosse déception.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Rodrigo Mendoza pour repentance traîne son passé de soudard esclavagiste (son armure et ses armes) dans un énorme filet. Accompagné de quelques jésuites il fait repentance jusqu’à la mission. Escalade de chutes et franchissement de la jungle. Ennio Morricone fait jouer un basson pour l’accompagner sur ce chemin de croix. Sublime.

L’ANECDOTE 

Le film reçoit la Palme d’or du festival de Cannes. Ce prix est contesté par une partie de la critique reprochant rueducine.com-golden-globeà un film commercial d’obtenir un prix qui aurait été mieux dans l’escarcelle de Andrei Tarkovski et son film beaucoup moins grand public « Le sacrifice« .

Ce film permit à Ennio Morricone de remporter son premier Golden Globe et son troisième BAFTA.

NOTE : 15/20

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