Synopsis
Boss Spearman, Charley Waite, Button et Mose, sont des cowboys itinérants ils amènent leur troupeau à travers les plaines des Etats-Unis. Au gré des pâturages. Aux abords d’Harmonville, Boss envoie Mose chercher des victuailles. Mais au bout d’une demi journée il n’est pas rentré. Charley et Boss vont dans la ville et s’aperçoivent que Mose est tombé dans un piège s’est fait tabasser et mis en prison. Ils rencontrent le shérif et s’aperçoivent qu’il n’est qu’un homme de main…
CRITIQUE
Kevin Costner prend le relais de Clint Eastwood pour ramener le western à un niveau artistique au plus haut. La réalisation de Kevin Costner fait appel au classicisme. La caméra est toujours placée idéalement. Les paysages de prairies et la ville ne sont pas purement décoratifs. Les prairies, vastes, majestueuses, racontent l’Ouest encore sauvage et vierge de toute propriété. La ville raconte la corruption et un nouveau monde en devenir. Les ingrédients d’un bon western sont là.
Le scénariste Craig Storper et Kevin Costner revisitent les thèmes fordiens de la nécessité de la violence et des dégats inhérents. Il raconte aussi l’importance de la communauté et sa survie dans la solidarité et l’honneur. Lacommunauté est ici réduite à 4 hommes et 1 chien. Il n’est pas question pour autant de se laisser dicter une restriction des libertés de circuler par quiconque.
Le message libertarien n’est pas bien loin.
L’orage dantesque dont est victime la ville, vient laver les dépravations, les prévarications et les turpitudes des dirigeants de la ville avant leur effacement complet dans un paroxysme de violence superbement mis en scène. Scène qui dure quasiment 20 minutes, mais d’une lisibilité parfaite.
Le méchant est vraiment très méchant, l’interprétation de Michael Gambon comme à l’habitude est superbe.
Les deux héros cachent des secrets d’un passé complexe sur le plan sentimental pour l’un et baigné dans la violence pour l’autre.
La romance n’est pas mièvre elle occupe une belle place dans le récit.
Kevin Costner s’offre le premier rôle mais ce n’est pas un chevalier blanc. Il a bien des fantômes qui le pourchassent.
Robert Duvall en vieux cowboy déterminé, responsable de ses hommes, et qui ne craint pas l’adversité, crève l’écran.
Annette Bening quant à elle, interprète une femme forte, faisant un métier (médecin) dévolu aux hommes, qui prend en main son destin au contact de Charley Waite. Elle est sensuelle à souhait. Elle permet au film d’avoir un récit secondaire qui tient la route et qui donne à ce western une dimension extraordinaire.
La musique de Michael Kamen fait plus qu’illustrer le film, elle lui donne une dimension supérieure qui sublime les paysages mais aussi l’action.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Boss et Charley, avant le carnage qui les attend, se donnent leur dernières recommandations, et échangent leurs dernières confidences. abrités par un chariot. Belle scène d’amitié masculine.
L’ANECDOTE
Gros succès critique aux Etats-Unis et en France. Succès moyen au box office aux Etats-Unis et en France.



