Synopsis

Années 1960 à San Remo, Italie, lors d’une régate un prototype « le petit baigneur » l’emporte. C’est un concepteur français André Castagnier qui l’a imaginé et construit. Il est aussitôt assailli par les journalistes et par un industriel italien Cacciaperotti qui aimerait développer le bateau. Mais André Castagnier, n’a guère le temps de se préoccuper de cela. Il lui faut rentrer car un autre de ses bateaux « L’increvable » va être lancé à l’eau.  Il rentre en Bretagne où son patron Louis-Philippe Fourchaume qui l’emploie en tant qu’ingénieur-architecte a fait venir un ministre pour le baptême du bateau. Après le discours du ministre la femme de ce dernier lance la bouteille de champagne contre la coque du navire qui cède, faisant un trou énorme…

CRITIQUE

Infâme nanar où tout le monde surjoue d’une façon grossière et empesée.

Ce film est d’une lourdeur pachydermique, quasi aucun gag ne décolle vraiment. Et celui qui fonctionne vraiment est étiré, étiré, étiré à satiété pour finir sur une chute bâclée.

Si Robert Dhéry (1921-2004) exultait à la radio et au théâtre avec sa troupe des « branquignols » son passage au cinéma est des moins heureux. Mais en ces temps, tout comme de nos jours, il suffit de faire un succès dans des shows ou à la télé (voir Eric & Ramzy, Michael Youn et autres), pour qu’aussitôt les étoiles du cinéma leur piquent les yeux.

Seulement c’est le spectateur qui en prend pour son  grade. Et dans ce cas-ci c’est gratiné!

Certes Robert Dhéry avec son armée mexicaine de scénaristes, a imaginé des loufoqueries marines dignes de celles de films comme « Ces merveilleux fous volants dans leur drôles de machines » « Those magnificent men in their flying machines, or how i flew from London to Paris in 25 hours and 11 minutes » (1965) de Ken Annakin, ou de « La grande course autour du monde » (‘The great race« ) (1965) de Blake Edwards, mais là s’arrête la comparaison. La mise en image de ses folies sont un ratage. Pas un gag ne fonctionne.


Les prototypes ne servent à rien dans le film si ce n’est à rattraper (laborieusement et cela devient presque l’intrigue du film) un chiotte flottant!

Le film à peine commencé tourne déjà en rond et les grimaces maintes fois vues par ailleurs de Louis de Funès (1914-1983) ainsi que les « aaah » et les « oooh » de Michel Galabru n’arrangent pas les choses.

J’ai eu quand même beaucoup de peine à voir Franco Fabrizi (1916-1995) grandissime acteur italien qui a donné ses lettres de noblesse à la comédie italienne et qui vient se perdre dans ce film pour les nécessités de la coproduction franco italienne et du portefeuille réunis.

La musique de Gérard Calvi (1922-2015) est comme l’ensemble du film les effets sonores y sont laborieux si ce n’est téléphonés.

Ce « petit baigneur » est un naufrage complet.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le prêtre monte en chaire et commence un prêche mais son église est dans un état de décomposition avancée et sa chaire suit le même destin. Porte, coffrage et micro s’animent. Jacques Legras (1924-2006) impeccable. Seule situation comique hélas bien trop longue et qui finit par une chute inutile et idiote de l’organiste.

L’ANECDOTE

Robert Dhéry a tourné 7 films pour le cinéma. Celui-ci est son avant dernier le précédent étant « Allez France! » (1964) et le suivant  » et dernier donc « Vos gueules les mouettes » (1974).

NOTE : 05/20

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