PRINCE ET LE PAUVRE
- Charlton Heston, David Hemmings, Ernest Borgnine, George C. Scott, Graham Stark, Harry Andrews, Mark Lester, Murray Melvin, Oliver Reed, Raquel Welch, Rex Harrison, Sybil Danning
- Richard Fleischer
- Aventures, Cape et épée
- 1977
- Crossed swords ou The prince and the pauper
- Grande Bretagne
- George MacDonald Fraser
- Maurice Jarre
Synopsis
Milieu du XVIème siècle à Londres, Tom Canty un jeune pauvre est poussé par son père à détrousser les gens. Mais un larcin se déroule mal et le voici poursuivi à travers les ruelles londonniennes. Il finit par se réfugier dans un parc. Il s’agit du parc royal du chateau du roi Henri VIII en fin de vie. Celui-ci tombe nez à nez avec Tom Canty et lui laisse la vie sauve s’il parvient à s’échapper. Re course poursuite. Tom Canty se réfugie sur les toits et tombe dans un conduit de cheminée. Celui qui mène dans les appartements du prince héritier, futur Edouard VI. La ressemblance entre le prince et le pauvre est frappante…
CRITIQUE
Richard Fleischer (1916-2006) avec ce film n’a hélas pas grand chose à nous raconter. Le scénario tiré d’un roman de Marc Twain est mollassson pour un film d’aventures et de cape et épée.
Il faut dire que la génèse du film n’est pas simple. Et c’est parce que les films « Les trois mousquetaires » (« The three musketeers« ) (1973) et « On l’appelait Milady » (« The four musketeers« ) (1974) de Richard Lester ont eu un succès et parce qu’un film « Le prince Malange » dont le tournage était imminent et les décors sur le point d’être achevés, mais qui a capoté, que « Le prince et le mendiant » a été tourné à la hâte.
Sûrement que cette histoire de personnages au physique identique et aux conditions opposées (l’un noble et futur roi, l’autre pauvre et voleur) a dû reveiller chez Richard Fleischer un thème qu’il a déjà parcouru dans « L’énigme du Chicago express » (« The narrow margin« ) (1952) et « Barabbas » (1962), à savoir le thème du double et de la substitution.
Mais c’est bien tout. Car pas grand chose à se mettre sous la dent cinéphillique.
Si ce n’est un beau casting sous employé.
Maurice Jarre semble lui aussi atteint d’apathie devant le film qu’il doit illustrer musicalement.
Reste le traitement de l’image qui est superbe, les costumes magnifiques et les décors intérieurs et extérieurs très bien travaillés.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Miles Hendon rentre chez lui. Mais son frère a monté une machination le faisant passer pour mort et lui ayant pris femme, maison et terres.
L’ANECDOTE
Le film a connu un échec commercial. Sauf au Radio City Music Hall cinéma de New York menacé de fermeture en avril 1978. Il attira un public nombreux désireux de visiter le cinéma avant sa fermeture plus que de voir le film.



