Synopsis

Londres 1891,  au 221b Baker Street, Le docteur Watson rentre de voyage et retrouve son ami Sherlock Holmes dans un état de dépendance à la cocaïne alarmant. Holmes a des hallucinations concernant le professeur Moriarty. Celui-ci vient même jusqu’à se plaindre au docteur Watson. Ce dernier s’en remet au frère de Sherlock Holmes, Mycroft Holmes qui connaît à Vienne un homme susceptible de l’aider à faire sortir Holmes de la drogue. Le docteur Sigmund Freud. Mais pour cela il faut tendre un piège à Holmes et lui faire penser que Moriarty se rend à Vienne pour y commettre ses méfaits…

rueducine.com-sherlock-holmes-attaque-l-orient-express-photo (2)

CRITIQUE

Le film n’est pas tiré des œuvres de Conan Doyle mais du roman de Nicholas Meyer qui a repris sous forme de pastiche le personnage pour lui faire vivre de nouvelles aventures. C’est d’ailleurs lui-même qui adapte pour le cinéma son roman.

Si le scénario est original : convoquer Sigmund Freud et Sherlock Holmes dans une enquête viennoise ce n’est pas banal, l’enquête policière dans sa propre structure est bien moins passionnante. La faute à des scènes un peu trop téléphonées, des maladresses dans la mise en scène comme cette filature grossière dans les rues de Vienne.

Le film contient cependant des passages réjouissants comme cette poursuite de deux trains, dont un que l’on désosse pour qu’il avance plus vite.

rueducine.com-sherlock-holmes-attaque-l-orient-express-photo
Magnifiques décors, idem pour les costumes, la fin du XIX ème siècle est reconstitué avec bon goût.

Mais le clou du spectacle est l’interprétation de Nicol Williamson dans le rôle de Sherlock Holmes. Celui-ci donne au personnage une dimension dramatique en jouant parfaitement un homme aux prises avec la cocaïne et dont la lutte avec elle est loin d’être gagnée.

La beauté de Vanessa Redgrave hante le film. Et ce n’est pas rien.

Un humour subtil traverse le film et permet au spectateur d’évacuer les imperfections scénaristiques ci ou là.

Superbe musique de John Addison.

rueducine.com-sherlock-holmes-attaque-l-orient-express-photo (4)

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le duel dont l’arme choisie par Sigmund Freud est le jeu de paume.

L’ANECDOTE 

Entre Nicholas Meyer et Herbert Ross cela n’a pas été tout le temps la belle entente. Nicholas Meyer voulait s’affranchir de son propre roman plus que le réalisateur qui voulait y coller au plus près. D’âpres discussions entre les deux hommes ont émaillé l’écriture et le tournage du film.

NOTE : 13/20

Video & Photo

1 videos 6 photos

Write a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *