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Synopsis

Shane O’Shea a dix-neuf ans et est issu d’une famille ouvrière d’une petite localité face à New York. Avec ses potes il rève de franchir le fleuve et de vivre à New York. Un soir il a l’occasion d’aller au studio 54. Arrivés devant la boîte la sélection pour laisser passer les gens est drastique. Seul Shane au prix d’y entrer torse nu y parvient. Il se fait même embaucher comme serveur par Steve Rubell propriétaire des lieux à la fois tyrannique et à la cool. Shane découvre une vie facile peuplée de vedettes, où l’alcool et la drogue y font le meilleur des ménages. Sans parler du sexe où le dernier étage de la boîte y permet les rencontres sexuelles les plus débridées…

CRITIQUE

Mark Christopher a tourné une quinzaine de films et épisodes de série. « Studio 54 » reste son film le plus célèbre pour le public car celui ayant eu une distribution en salles importante.

Film totalement inutile sur la boîte de nuit New Yorkaise qui entre 1977 et 1980 a fait (en partie) les nuits de New York.
Inutile, parceque c’est un ratage complet.
Mark Christopher qui écrit le film et le tourne ne parvient pas à montrer ce que le Studio 54 était. Certes une boîte à la mode, mais aussi un business basé sur la circulation de la drogue et une permissivité sexuelle sans borne.
Le film ne montre pas que ces deux piliers du fonctionnement de la boîte (avec le casting sur le trottoir pour y entrer) ne pouvaient que s’écrouler rapidement.


Il ne parvient pas à faire de son décor (un ancien opéra, puis ex studio pour CBS) un symbole de décadence. Il ne maîtrise pas du tout son décor.
Il rate l’aspect fêtes gigantesques et stars à gogo. Certes nous apercevons Andy Warhol, Truman Capote et quelques vagues silhouettes de chanteuses disco.
Il rate l’aspect « people » de la renommée de la boîte de nuit qui défrayait régulièrement les chroniques.
Il rate l’aspect comptabilité des fortunes amassées par la boîte de nuit.
Enfin il rate la transition vers les années SIDA.
En suivant d’un peu trop près la figure du jeune serveur il n’offre que des miettes sur le business du Studio 54, ses soirées, et ses excès.
De plus il prend le parti pris d’oublier un gestionnaire du Studio 54 à savoir Ian Schrager.

Son casting ne fonctionne pas vraiment.
Salma Hayek, Neve Campbell et Mike Myers semblent complètement en dehors du film. La palme de l’interprétation ratée à Mike Myers qui fait un Steve Rubell introverti. A mon avis un contresens.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La fête de noël dans la boîte de nuit filmée avec une platitude déconcertante.

L’ANECDOTE

Le producteur Harvey Weinstein tristement célèbre (pour un nombre phénoménal d’agressions sexuelles et de viols envers des actrices) du studio Miramax mutile le film. Une version director’s cut existe.

NOTE : 07/20

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