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Synopsis

Une patrouille de la cavalerie découvre dans une ferme isolée les cadavres de deux femmes et une petite fille survivante mais muette par le traumatisme. La patrouille ramène 4 cadavres de soldats en décomposition rapide à cause de la chaleur. Ils rentrent au Fort Canby. Plus tard, alors que la patrouille est rentrée, le jeune lieutenant McQuade fraîchement sorti de West Point, arrive au Fort Canby à la frontière entre terres Comanches et terres Apaches, commandé par le capitaine Maddocks. Le jour où McQuade arrive, le Fort enterre les 4 soldats. Entre le capitaine Maddocks et le lieutenant McQuade la relation s’avère de suite difficile. Le capitaine a connu le père du lieutenant et semble avoir un sérieux contentieux avec le père. Le lieutenant a vécu dans sa jeunesse au Fort Canby alors que son père dirigeait le Fort et pense que cela le rend légitime dans la guerre indienne que mène le Fort. Il est très vite détrompé par Maddocks…

CRITIQUE

Le western est très fordien dans le fond et la forme. L’importance de la communauté au sein du fort est largement montrée. Le scénario par exemple souligne l’importance de la solde pour les soldats et les beuveries consécutives.
Le film souligne aussi, mais d’une façon différente au film « La charge héroïque » (« She Wore a Yellow Ribbon« ) (1949) de John Ford, l’importance du passage de relais pour prendre la responsabilité du commandement, le professionnalisme des hauts gradés et la confiance qui doit en émaner, et qui s’acquiert par l’expérience.
Le scénario aurait pu nous épargner une romance artificielle, entre le lieutenant nouveau venu et une femme promise à un autre lieutenant.
Les scènes d’action sont plutôt (pour l’époque) de bon aloi. La toute première est assez soudaine et saisissante d’autant qu’elle est prégénérique.
L’embuscade finale avec le piège fomenté par le capitaine du Fort Canby est aussi une réussite.Le meilleur atout est l’acteur Richard Boone qui comme bien souvent donne à son personnage une belle épaisseur. Le pauvre George Hamilton face à lui est bien falot. Il faut dire que dans son rôle de blanc-bec accumulant les erreurs de jugement, et les impairs amoureux, il est pour le coup d’une grande crédibilité en tant que crétin de service.
Pour contrebalancer George Hamilton, Charles Bronson en militaire indiscipliné dans la vie de la caserne mais soldat irréprochable et  Arthur O’Connell en vieux de la vieille qui a roulé sa bosse sur bien des conflits, la distribution est assez relevée.
La musique d’Harry Sukman est juste fonctionnelle.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène d’ouverture du film violente, soudaine et impressionnante. Suscite l’intérêt pour le reste du métrage.

L’ANECDOTE

Hollywood est en pleine déconfiture au début des années 1960, l’usine à rêves et les recettes qui avaient fait leurs preuves, atteignent le point mort. Cela explique en partie l’échec du film. Un western de plus. Le film perd 42000 dollars. Ce n’est pas le gouffre que sera « Cléopatre » (1963) de Joseph L. Mankiewicz mais cela montre un désamour pour un genre très populaire mais qui n’évolue pas.

NOTE : 14/20

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