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SYNOPSIS

Fleury 1995 Lila sort de prison, Elle va à Paris pour retrouver sa sœur, mais celle-ci n’y est plus. Elle la retrouve donc à Brionne et trouve à se loger chez elle. Un jour qu’elle est assise sur un banc public, elle est abordée par Benoît. Mais cette première rencontre ne donne rien…

CRITIQUE

Deuxième film de Manuel Poirier sous forme de chronique. Film sur les difficultés de s’aimer et l’amitié masculine mais aussi sur la vampirisation de Paris sur les esprits. La capitale attirant comme un aimant les jeunes des campagnes environnantes.
Il dépeint une France rurale qui a bien du mal à vivre. Les métiers y sont précaires, la clientèle rare. Avoir une relation avec quelqu’un se sait dans le quart d’heure.

L’intrigue est très mince mais le film repose sur l’interprétation des acteurs tous très bons. Manuel Poirier filme les petits riens du quotidien (la cigarette, le café, les caresses au chien, une bière entre potes) qui prennent une dimension énorme dans le film. C’est cela qui structure le film. Et sa magie consiste au fait que l’on ne s’ennui pas au long du métrage.

Judith Henry est toute en fragilité, tandis que Benoît Régent est dans un registre plus brut. Très bon pour la drague et très mauvais pour extérioriser ses sentiments.
Les seconds rôles Serge Riaboukine, Sergi Lopez et Jean-Jacques Vanier sont une vraie valeur ajoutée pour le film.

On peut regretter une fin onirique qui n’amène rien.

La musique de CharlElie Couture est juste fonctionnelle.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Lila ramène un chien à Benoît qui ne lui pose pas de question et accueille le chien comme s’il avait été toujours à lui. Il sera nommé « Salopard ».

L’ANECDOTE

Avant dernier rôle pour Benoît Régent (1953-1994) qui décède d’une rupture d’anévrisme.

NOTE : 14/20

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