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Synopsis

Trincamp (petite ville provinciale imaginaire) début des années 1980, François Perrin travaille à l’entreprise Sivardière et joue au football dans le club de la ville dont le président est Sivardière. Un jour François Perrin blesse légèrement la vedette de l’équipe Berthier lors d’un entraînement. Il se fait virer du club puis rapidement de l’usine. Le voici chômeur à côtoyer les laissés pour compte de la société. Mais un soir où il s’est fait virer du bar de la ville après une altercation avec Berthier, quelques minutes plus tard une jeune femme se fait violer. Perrin se retrouve au commissariat. Rochard et Lozerand affirment qu’ils l’ont vu sur les lieux du viol. Plus tard la femme lors d’un « tapissage » reconnaît François Perrin comme son agresseur…

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CRITIQUE

Très bonne comédie sur les mœurs provinciales autour du football.

Magnifique satire à la Nicolas Boileau (1636-1711) sur ce sport qui rend fou et parfois criminel.
Jean-Jacques Annaud et ses deux scénaristes ont su recréer l’ambiance irrationnelle qui entoure ce sport populaire. Le réalisateur ne se cache pas d’ailleurs d’avoir passé quelques dimanches sur les gradins de ces équipes de petites villes, ou dans les vestiaires, dans lesquels il a pu y entendre de la part des sponsors locaux (PME, grosses boutiques) toutes sortes de délires promettant des avantages commerciaux à tout marqueur de but victorieux, accompagnés d’insultes aux adversaires.

Francis Veber qui reprend le premier scénario d’Alain Godard et du réalisateur met son savoir faire en matière de comédie au service du film et fait de la belle ouvrage.
Dialogues ciselés et situations réjouissantes sont l’ossature du film. Tout ceci servi par une nuée d’acteurs tous plus talentueux les uns que les autres.

Au premier rang desquels Patrick Dewaere (1947-1982) qui peut passer d’une extrême douceur à une violence incroyable en un clignement d’œil.
Il joue avec un talent extraordinaire cet homme devenu rebut de la société, et qui remis en selle par les hasards footballistiques promet aux pontes de la ville une belle vengeance.
Bien entendu Michel Aumont (1936-2019) et Paul Le Person (1931-2005) jouent de manière formidables des beaufs de belle envergure.
Je n’oublierai pas le charme de France Dougnac qui a cessé sa carrière cinématographique à 37 ans sur deux nanars français « Gros dégueulasse » (1985) de Bruno Zincone et « Juillet en septembre » (1988) de Sébastien Japrisot.

Pierre Bachelet (1944-2005) illustrateur sonore des publicités que tournait Jean-Jacques Annaud qui lui ont permis de faire ses armes avant de se lancer dans les longs métrages, trouve la ritournelle parfaite pour ce genre de comédie douce-amère.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

Sorti de prison pour participer à un match de football de la coupe de France, Francis Perrin fini le match en triomphateur. Tout le staff est à ses pieds.

L’ANECDOTE

Le film est tourné en grande partie en région parisienne, et c’est Guy Roux entraîneur du club de football d’Auxerre, alors en division d’honneur, en 1979 qui a été le conseiller technique sur le film.

NOTE : 16/20

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