Synopsis

début des années 1970, Bart Cordell quitte les Etats-Unis accompagné de son ami et conseiller David Loewenstein. Les parents de Cordell sont morts dans un accident d’avion dans des circonstances inexpliquées. Il devient l’héritier d’un empire qui va de l’acier à un hebdomadaire d’actualité. Dans l’avion il fait la connaissance d’une jeune femme qui le séduit. Mais à la douane française de Orly ses bagages sont soumis à la fouille. Une mallette bourrée de drogue a été introduite parmi les bagages de  l’héritier. Il faut l’intervention du Ministre de l’intérieur pour que l’incident soit oublié. Bart Cordell fait rechercher la call-girl complice de ce piège. En même temps il a demandé à un détective privé d’enquêter sur le décès de ses parents. De même Bart Cordell a la ferme intention de refonder le journal « Le globe » qu’il juge dépassé et timide sur le plan politique et social…

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CRITIQUE

Philippe Labro s’inspire de l’affaire Mattei et de sa mort mystérieuse à bord de son avion.

Il imagine un héritier d’un riche entrepreneur mort dans les mêmes circonstances qui finit comme Lee Harvey Oswald assassiné par Jack Ruby.
Entre ses deux faits, malgré la prestation de qualité des acteurs, le film égrène les invraisemblances sur tous les plans: politiques (on se demande ce que vient faire l’extrême droite italienne dans cette histoire) psychologiques (les réactions du héros devant les attentats auxquels il réchappe sont peu crédibles) et journalistiques.

Philippe Labro enfile les scènes comme des perles avec un montage un peu « mode » mais sans grand intérêt. Philippe Labro fait de son héritier un homme au comportement sexuel douteux.
Homme marié qui fréquente les putains et fait du harcèlement sexuel une méthode de management. Édifiant!

Jean-Paul Belmondo est cependant brillant tout comme les acteurs qui l’entourent, malgré leur rôle rendu à la portion congrue.

Nous sommes loin de la tenue de son film précédent « Sans mobile apparent » (1971), et c’est fort dommage.

La musique de Michel Colombier rehausse le film.


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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Deux tueurs postés dans un immeuble en construction tirent sur Bart Cordell et un de ses informateurs. La fusillade est très très longue. Un tireur embusqué sans silencieux à son arme ne tire pas ainsi à satiété. Par chance, une grenade trône sur le bureau et n’a pas subi de dommages alors que la pièce est dévastée. Cordell s’en saisit, et couché, la lance jusqu’à atteindre les tireurs. Beau lancer! Pas très réaliste, mais beau lancer!

L’ANECDOTE

Le réalisateur a tenu contre ses producteurs à faire une fin dramatique. Sachant aussi que cette fin lui coûterait quelques milliers d’entrées au cinéma.

NOTE : 10/20

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