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SYNOPSIS

Rome années 1970, une jeune femme marche dans la rue. Sans qu’elle le sache quelqu’un la photographie. Plus tard une personne s’habille d’un imperméable en matière plastique noire et dans une mallette à couteau en choisit un d’une taille respectable. Le lendemain dans les journaux le meurtre de la jeune femme fait la une des journaux. C’est le troisième en un mois. Un écrivain américain Sam Delmas atteint du syndrome de la page blanche est venu en Italie pour y retrouver l’inspiration. Sans succès. Le seul livre qu’ait écrit Delmas est un traité d’ornithologie. Un soir alors que Delmas rentre chez lui, il est témoin d’une tentative d’assassinat sur une femme, dans une galerie d’art contemporain…

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CRITIQUE

Première réalisation de Dario Argento qui avec Bernardo Bertolucci, Sergio Donati et Sergio Leone ont écrit le scénario de « Il était une fois dans l’ouest » (« C’era una volta il west« ) (1968). Il est un scénariste prolifique : 5 scénarii écrits en 1968 et 6 en 1969 parmi lesquels « Disons un soir à dîner » (« Metti una sera a cena« ) (1969) de Giuseppe Patroni Griffi.
Dario Argento se lance dans la réalisation d’un giallo genre typiquement italien qui allie violence gore et érotisme. Il en fera son genre de prédilection pour ses réalisations.

Le film est d’une très grande maîtrise pour un premier film. Sur le plan scénaristique certes mais surtout sur le plan formel. Dario Argento dit qu’il n’a pas bénéficié d’une production très argentée. Cependant si effectivement la distribution n’est pas étincelante, il a su dénicher un des photographes de plateau les plus prometteur, Vittorio Storaro, qui signe ici l’image de son troisième film ainsi qu’il a pu obtenir le musicien le plus spectaculaire et célèbre d’Italie : Ennio Morricone.

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Vittorio Storaro donc qui se régale avec une palette de couleur très contrastées. Des noirs profondément obscurs et des couleurs vives (le jaune, le rouge).

Et Ennio Morricone qui dans cette colonne sonore propose des berceuses avec voix éthérées des chanteurs de I Cantori Moderni d’Alessandro Alessandroni, et musique contemporaine avec moult carillons, cloches, percussions et trompette solo avec sourdine. Le musicien va profiter des giallis et de leur ambiance angoissante pour travailler sur la musique atonale. Il va aussi souvent proposer aux réalisateurs de ce genre de films,  une ninna nanna (berceuse) pour contraster avec les images horrifiques des giallis.

Le film souffre de quelques trous notamment tout ce qui tourne autour du tueur à gage qui surgit de nulle part et quelques scènes plus tard est retrouvé assassiné on ne sait par qui.

Il semble que le rôle du tueur à gage soit un rajout. Le réalisateur a rencontré durant le tournage Reggie Nalder qui fut tueur aussi dans « L’homme qui en savait trop » (« The man who knew too much« ) (1956) de Alfred Hitchcock. Il lui a donc écrit la scène de poursuite dans la rue et dans le parking d’autobus. Problème tout ceci tombe un peu comme un cheveu dans la soupe et même si Reggie Nalder a vraiment une sale gueule cela nuit à l’équilibre du film.

Tony Musante acteur américain d’origine italienne est à sa période italienne qui commence en 1968 avec (« Animo veneziano« ) de Enrico Maria Salerno.
Enrico Maria Salerno qui joue le policier dépassé avec grand talent. Il prépare en même temps le tournage de son premier film « Adieu à Venise« .

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène d’arrivée d’une jeune victime dans une cage d’escalier typiquement « art déco » en forme triangulaire et en marbre blanc. Dario Argento s’en donne à cœur joie avec l’architecture du lieu puis avec le noir dans la cage d’escalier et le faux éclairage à la bougie.

L’ANECDOTE

Fort du succès de ce film, Dario Argento enchaînera l’année suivante avec deux autres films au titres animaliers. « Le chat a neuf queues » (« I gatto a nove code« ) (1971) et « Quatre mouches de velours gris » (« Quattro mosche di un vellutto grigio« ) (1971).

NOTE : 15/20

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