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SYNOPSIS

Texas après la guerre de sécession, Greg Delaney échappe à un règlement de compte le soir alors qu’il se rend à son casino. Avec sa canne-épée il tue l’un de ses assaillants. Quand son ami Johnny vient lui rendre visite, dans son bureau, il comprend que Greg est recherché pour meurtre. Mais Greg vaque à ses affaires et l’une d’elle consiste à convoquer un de ses croupiers qu’il accuse de vol. Celui-ci avoue avoir commis le vol pour offrir un bijou à une dame dont il est amoureux. Il s’agit de Violet Barton qui avec sa soeur et tient une boutique d’articles de couture française. Greg se rend chez elle pour reprendre le bijou offert avec son argent…

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CRITIQUE

Quand la femme fatale s’introduit dans le western, cela donne « Surrender« . Si le film a un début un tantinet laborieux, une fois l’intrigue installée, le film devient très intéressant et passionnant sur la fin.

Le récit utilise alors les ressorts du film noir pour ce western qui ne le devient vraiment que dans la dernière demeure.  Auparavant le film peut s’assimiler plus à une romance, ou au mélodrame. Il est très étonnant de voir la référence explicite au roman de Victor Hugo « Les misérables ». Le shérif s’auto-identifiant à l’inspecteur Javert.

On peut aussi déplorer un casting qui manque d’aura. John Carroll est un sous Clark Gable, mais le véritable point faible est Vera Ralston issue des patinoires Tchécoslovaque sous son véritable nom Vera Rhuba où elle a été championne internationale.

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Mais Peter Yates alors à la tête du studio Republic s’était amouraché de l’icone de la glace et voulait en faire une star de cinéma.
Il avait tort.
Heureusement que le rôle de Violet Barton est assez fort sur le papier car d’une perversité remarquable et que l’intrigue repose en grande partie sur ses décisions fatales pour son entourage. Allan Dwan parvient donc à sauver l’essentiel avec son actrice. Ce sera moins le cas pour « La belle du Montana » tourné l’année suivante.

L’archétype de la femme fatale fait tout autant de dégâts dans le western et c’est assez réjouissant.
Nathan Scott signe une excellente musique. Il faut cependant déplorer la chanson « Surrender » qui est plutôt calamiteuse. Heureusement elle est placée en début de film et on l’oublie assez vite.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène finale et dramatique dans une sierra poussiéreuse, la nuit. Photographie magnifique pour cette nuit américaine en décors naturels.

L’ANECDOTE

Dans le film Greg Delaney fait travailler son croupier gratuitement jusqu’à ce qu’il lui rembourse les 800$ qu’il lui a volé pour offrir un bracelet à Violet Barton. Un peu comme Peter Yates devait de l’argent à John Carroll et le faisait tourner dans les productions de son studio Republic. Comme dans ce film par exemple.

NOTE : 14/20

Video & Photo

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