Synopsis
Milieu des années 1970 Claire Després rompt avec son amant. Paris début des années 1980, Claire Després est architecte d’intérieur. Elle vit entre Paris et banlieue new yorkaise. En Amérique son fils unique Mike âgé de 8 ans l’attend. A Paris un soir, Claire se fait arracher son sac à main par un jeune homme qui ne voit pas sa carrière littéraire décoller. Claire appelle la secrétaire du Président de la République et demande à parler au chef de l’Etat. Claire lui explique que la lettre qu’il lui a envoyée, alors qu’il était à Tokyo quelques temps avant son élection, et dans laquelle il refusait d’être père d’un enfant l’incitant à avorter. Pour ne pas que cette lettre tombe dans de mauvaises mains, Castor (tel est le surnom du Président) demande à Pollux (ami et ministre de l’intérieur) de retrouver la lettre…
CRITIQUE
Cependant Françoise Giroud (1916-2003) n’a jamais confirmé que l’inspiration de son roman puis du film venaient de ces faits.
La distribution est prestigieuse. Et on peut dire qu’il atteint avec ce film l’apogée de sa filmographie alors qu’il n’est qu’au premier tiers de sa carrière.
Le duo Jean-Louis Trintignant / Michel Serrault est formidable. Leur relation à la fois amicale et professionnelle est magnifiquement mise en scène.
Michel Auclair interprète avec brio un écrivain, journaliste et pamphlétaire qui fait furieusement penser à Jean-Edern Hallier (1936-1997). Même attirance pour le souffre, même « marginalisation » littéraire et journalistique, même goût du chantage. Jean-Edern Hallier fut un des « écoutés » de la présidence mitterrandienne. Il connaissait aussi la vie privée de François Mitterrand et l’existence de Mazarine.
La beauté de Catherine Deneuve irradie le film. Catherine Deneuve interprète une femme émancipée qui tient très bien devant deux monstres de l’interprétation du 7éme art. Son personnage de Claire connaît les deux hommes d’Etat; chacun lui tournant autour pour remettre la main sur la fameuse lettre de Tokyo. Son personnage parvient à se sortir de cet embrouillamini sans trop de dommages.![]()
Ce ne sera pas le cas du petit malfrat en mal de littérature, interprété par Hippolyte Girardot, qui obtiendra le César du meilleur espoir masculin.
La musique de Georges Delerue qui utilise la flûte dans ses compositions comme peu savent le faire, fournit une mélodie à la fois mélancolique et romantique rappelant la relation amoureuse entre Claire et le Président quelques années auparavant.