Synopsis

Années 1860, le Mexique est sous domination autrichienne de l’empire de Maximilien premier. Mais la révolution est en marche. d’un côté comme de l’autre pour s’approvisionner, les besoins de trésorerie sont impérieuses. Un des chefs de la révolution contacte quelques peones doués pour des actions commandos. Avec eux se joint un dénommé Sabata. Un tireur hors pair muni d’un fusil modifié pour tirer à répétition. Leur objectif soustraire un convoi d’or aux autrichiens. Mais le cruel colonel Skimmel déjoue les plans…

CRITIQUE

1970, le western italien (hormis « Il était une fois… la révolution » (« Giù la testa! ») (1971) de Sergio Leone a déjà donné tout le meilleur de lui-même.

Ne lui reste plus qu’à mourir à petit feu jusqu’au fatal « Keoma » (1976) de Enzo G. Castellari qui lui donnera le coup de grâce. Et ce « Sabata » deuxième opus de ce qui sera une trilogie est un exemple de la perversion du genre.

Tout d’abord un scénario archi-rebattu qui consiste à une chasse au trésor, des personnages parfois extravagants mais assez vains. Enfin un héros qui emprunte a déjà beaucoup de prédécesseurs sur le plan du caractère et auquel on ajoute un fusil à répétition de fabrication artisanale dont le chargeur contient à la place de la dernière cartouche… un cigarillo!

Humour peu développé et acrobaties à gogo pour les dizaines de cascadeurs qui font très bien les morts en effectuant des tours sur eux mêmes ou en tombant sur le dos du haut de remparts.
La dynamite et la nitroglycérine sur la fin du film font office de scénaristes ainsi que les gatlings qui se multiplient comme les petits pains. Beaucoup de bruit pour peu de résultat sur le plan cinématographique.

Yul Brynner n’est guère convaincant en acteur de western italien.

La musique de Bruno Nicolai est dans les canons du genre prédéfini par son (encore à l’époque ami et collaborateur) Ennio Morricone. A noter l’apparition de la musique Franz Schubert au début du film car notre redresseur de tort est pianiste à ses heures. Eh oui!

Petit western pour les samedis après midi d’ennui.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Une des rares bonnes idées aboutie : la mort du colonel poignardé à travers son portrait peint et posé sur un chevalet. La chute de sa mort lacère le tableau.

L’ANECDOTE

Gianfranco Parolini a eu une carrière comme beaucoup des tâcherons qui se sont jetés à corps perdus dans le western italien. Auparavant  il avait enfilé les perles des Peplum de qualité médiocre et aux titre évocateurs  « Goliath contre les géants » (« Goliath contro i giganti« ) (1961)  « Samson contre Hercule » « Sansone » (1961) et « Hercule se déchaîne » (« La furia di Ercole« ) (1962) et après quelques calamiteux westerns italiens dont le dernier « Les impitoyables » (« Diamante lobo« ) (1976), Il filmera quelques films d’aventures bêtas dont l’inénarrable « Yéti – le géant d’un autre monde » (Yeti – il gigante del XX secolo« ) (1977) pour sombrer dans un anonymat sûrement non choisi mais salvateur pour le 7ème art qui a bien assez souffert.

NOTE : 08/20

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