Synopsis

Paris fin des années 1970, Antoine Doinel vit avec Sabine, il doit divorcer de Christine et retrouve Colette…

CRITIQUE

Ce film de François Truffaut est le dernier concernant son héros Antoine Doinel.

Il y a eu auparavant « Les quatre cents coups » (1959), un sketch du film « L’amour à vingt ans » intitulé « Antoine et Colette » (1962), « Baisers volés » (1968) et enfin « Domicile conjugal » (1970).  Autant dire que l’on s’en rend compte très vite étant donné que cet ultime volet pille allègrement des scènes (montées ou non d’ailleurs) des précédents.
Est-ce un signe d’essoufflement? Sans doute.
Est-ce gênant? un peu, mais il y a bien plus gênant dans ce film.

Tout d’abord un scénario assez limité et ahurissant de hasards provoqués, de coïncidences improbables et de rencontres téléphonées. Mais aussi des scènes ouvertement inspirées de la vie du réalisateur dans un tel concentré que cela en devient gênant.
Je me fous du nombril de François Truffaut comme de ma première paire de chaussettes, et je n’estime guère ces réalisateurs qui viennent étaler leurs émois sur grand écran. Je préfère, et de loin, le Truffaut de « La sirène du Mississippi » (1969) qui adapte un roman américain.

Ce qui est aussi difficilement tolérable c’est l’interprétation calamiteuse de Jean-Pierre Léaud. Tout y sonne faux de sa gestuelle (souvent à contre sens du texte dit) à l’intonation de sa voix. Autant il était bon acteur étant gamin dans « Les quatre cents coups« , spontané et juste, autant son art s’est sérieusement détérioré à l’âge adulte.

Heureusement que les actrices sont bien meilleures et font oeuvre d’infirmières dévouées auprès d’un film bien malade.

La musique de Georges Delerue et la chanson d’Alain Souchon sont aussi à mettre au crédit du film.

François Truffaut a dit chez ses copains des « Cahiers du cinéma » : « Je savais en le (« L’amour en fuite » ndlr) tournant que je faisais une connerie« . Comme quoi on peut-être lucide sur une catastrophe annoncée.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE  

Antoine divorce de Christine. C’est le premier couple français à profiter d’une nouvelle application de loi. Quel extraordinaire hasard!
Au pied du bâtiment du Tribunal, Colette, une avocate, reconnaît Antoine Doinel qui lui faisait la cour il y a bien des années. Quelle incroyable circonstance!
Quelques temps plus tard, Colette et Antoine se retrouvent sur le même quai de gare. Quelle magnifique coïncidence!

On chercherait à prendre le spectateur pour un bêta que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

L’ANECDOTE

 rueducine.com-cesarGeorges Delerue  reçoit un César pour les compositions méritantes de ce film.

NOTE : 07/20

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