AMOUR SANS PRÉAVIS (L’)
- Alicia Witt, Dana Ivey, David Haig, Heather Burns, Hugh Grant, Robert Klein, Sandra Bullock
- Marc Lawrence
- Comédie, Comédie romantique
- 2002
- Two weeks notice
- USA
- Marc Lawrence
- John Powell
Synopsis
Coney Island, début des années 2000, Lucy Kelson est une avocate qui a fait ses études à Harvard. Elle défend les causes qui touche l’environnement, et fait des actions bénévoles. Elle est aussi la fille d’un couple d’avocats ayant aussi la fibre sociale très développée. Lucy Kelson lutte contre la démolition d’un théâtre que l’entreprise Wade s’apprète à effectuer, pour le remplacer par un immeuble moderne dont foisonne la ville de NewYork. George Wade est promoteur immobilier mais il est surtout la façade médiatique de son frère qui est le véritable gestionnaire de l’empire immobiler Wade. George Wade recherche une assistante et fait une proposition d’embauche à Lucy Kelson tellement alléchante qu’elle ne peut la refuser…
CRITIQUE
Sandra Bullock, productrice, monte le premier film post attentat du 11 septembre 2001 à New York.
Elle joue avec son image de star et n’hésite pas à se ridiculiser.
Bien vu : les 60 millions de dollars d’investissement, se transformeront en 190 millions de dollars de chiffres d’affaire soit à peu près 130 millions de bénéfices.
Le film de Marc Lawrence rappelle les comédies des années 1940-1950 (époque des screwballs comedy) où elles étaient sophistiquées et sans la moindre vulgarité, et où les situations trash (celles du camping car, par exemple, qui aurait pu déraper) sont évitées avec tact et où les lignes de dialogues sont le moteur essentiel de la comédie.
Cependant les situations burlesques sont rares dans le film et « L’amour sans préavis » ne contient guère d’extravagances dans la relation conflictuelle du couple. Ce qui était une marque des screwball comedys.
Si la comédie romantique entre un homme riche et une femme modeste n’innove rien, on apprécie cependant le happy end en demi-teinte.
Sandra Bullock et Hugh Grant forment un joli couple de comédie on a parfois la sensation de retrouver des situations avec Katharine Hepburn et Cary Grant. Sandra Bullock étant la femme ayant la tête sur les épaules et Hugh Grant la frivolité l’emportant sur le reste. Tous deux sont irrésistibles.
L’accompagnement musical du film dès le générique avec la chanson de Dinah Washington et Brook Benton « Baby (You’ve Got What It Takes) » est remarquable. Si le score de John Powell est assez transparent, le choix des chansons est, lui, pertinent.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Lucy Kelson présente George Wade à ses parents à Coney Island. Par chance une grille les sépare. La mère de Lucy semble prête à étrangler le magnat de l’immobilier qui représente tout ce contre quoi elle a lutté dans sa carrière d’avocate. Dana Ivey sensationnelle.
L’ANECDOTE
La relation entre Sandra Bullock et Hugh Grant ressemble à celle du film. Elle dit de son ami :
« C‘est l’homme le plus charmant et le plus agaçant que je connaisse«
NOTE : 15/20



